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26/03/2011

Libye: Les fautes « impeachables » du Président Obama



Libye: Les fautes « impeachables » du Président ObamaDepuis son accession au pouvoir il y a deux ans, le président américain a réussi à éviter de faire des fautes majeures qui auraient donné des balles à ses adversaires de l’extrême droite pour sa propre exécution. Mais voila que le plus américain des présidents français, M. Nicholas Sarkozy, réussit à trainer M. Barrack Hussain Obama dans un faux pas qui pourrait avoir des conséquences désastreuses pour le premier président noir-américain. En engageant des opérations de combat contre la Libye, ce dernier vient de commettre, en une seule action, trois fautes, et pas des moindres : stratégique, politique et « morale ».

La faute politique. Après avoir autorisé son armée à déverser plus de 100 missiles meurtriers sur la Libye du colonel assassin, Barrack Hussain Obama vient justement de mettre ses ennemis en ordre de batailles au Congrès et en dehors. Contrairement à George W. Bush et sa guerre contre l’Irak, le président Obama s’est mis sous le couvert de la résolution 1973 du Conseil de Sécurité des Nations Unies avant d’envoyer ses forces aériennes bombarder Tripoli et ses environs. Mais aussi contrairement à son prédécesseur, il a curieusement « oublié » de demander le feu vert du parlement américain, ce qui est une exigence constitutionnelle. L’action militaire américaine en Libye peut par conséquent être jugée illégale au regard de la loi de ce pays.

De plus, En démocratie de type présidentialiste comme celle des USA, la séparation des pouvoirs est sacrée et des parlementaires des deux bords, républicains et démocrates, sont ulcérés par ce qui apparait bien comme un abus de pouvoir exécutif. Pour le très libéral député de Cleveland, Dennis Kucinich, le président a commis un délit passible d’impeachment : il a violé l’Article 1, Section 8 la constitution américaine qui donne au Congrès le pouvoir exclusif de déclarer la guerre. « Nous bombardons la Libye en ce moment et le Congrès n’a pas approuvé cette action ; elle est par conséquent illégale », écrit le Congressman dans une lettre de levée de fonds à ses supporteurs.

La faute stratégique. Barrack Obama a lancé les forces aériennes américaines dans une opération dont les objectifs ne sont pas clairement définis ; elles portent ainsi le risque d’être contre-productives. Une fois encore, le parallèle est saisissant avec la faute strategique commise par George W. Bush en 2003 en Irak. L’affaiblissement de l’Irak a surtout profité à l’Iran shiite, ennemi juré des USA, qui est devenu une force menaçante pour Israël, l’allier traditionnel des Américains, et de loin supérieur à ses voisins sunnites. Les mauvais calculs de George W. Bush ont certes accrus la main mise des multinationales de son pays sur la production pétrolière de la région, mais les couts humain et financier des opérations militaires contre l’Irak se sont révélés supérieurs aux gains pour le pays.
Le risque d’une contre-productivité des opérations militaires contre la Libye est très élevé. La résolution du Conseil de Sécurité des nations Unies a pour objectif d’établir une zone d’exclusion aérienne et d’empêcher Kadhafi de massacrer les rebelles qui défient son pourvoir. En déclarant que l’objectif des opérations militaires c’est le départ de Kadhafi, et en bombardant la résidence du « guide » libyen, le président américain est clairement en dehors du mandat onusien autorisant les attaques contre la Libye.

Si Kadhafi était effectivement évincé comme le voudrait le président Obama, que gagneraient les USA après avoir dépensé l’argent du contribuable en participant à ces opérations? Et si la résolution des Nations Unies était finalement respectée et que la Libye se trouve divisée en deux ou plusieurs parties, que gagneraient les USA ? Et si Kadhafi parvenait à défaire la rébellion malgré la zone d’exclusion aérienne, étant donné que les troupes occidentales ont déclaré qu’elles n’iraient pas sur le terrain, que gagneraient les USA ? Ces deux cas de figure semblent aboutir au même résultat : pertes américaines au mieux une perte financière et au pire l’arrivée d’islamistes au pouvoir après la chute du colonel. Le leader républicain de la commission des affaires étrangères du Senat a probablement vu juste : « Je ne comprends pas cette mission… elle n’as pas de directives pour assurer le succès… nos alliés ont probablement des intérêts inavoués et ont simplement voulu avoir la caution du Conseil de Sécurité ». En suivant moutonnement le président Sarkozy, il sera écrit dans les annales militaires américaines que c’est la première fois que l’Amérique engage ses troupes dans une coalition militaire sans en prendre le leadership et s’en s’assurer que l’opération lui sera bénéfique à plusieurs égards. Bravo Barrack !

La faute morale. Les Américains, Français et Anglais qui déversent ses missiles sur la Libye a certes les moyens d’anéantir les moyens de défense anti-aériens du pays de Kadhafi. Mais en le faisant, elle va causer la mort de centaines de personnes. Que répondre à la question de savoir combien de personnes faut-il tuer pour en sauver d’autres ? La vie des habitants de Tripoli qui se font tuer par les forces occidentales est-elle moins chère que celle des rebelles de Benghazi que Kadhafi s’apprêtaient à tuer ? Les justiciers Américains et autres ont-ils le droit d’ingérence dans les affaires internes de la Libye ? Oui, il faut absolument arrêter tous les leaders fous qui massacrent des populations sur une base ethnique, politique ou religieuse.

Mais il ne faut pas confondre ce droit d’intervention à but humanitaire avec ce qui se passe en Libye. Contrairement aux Tunisiens et Egyptiens, des Libyens gens se sont organisés pour prendre le pourvoir par la force des armes, devenant ainsi un mouvement rebelle. Tous les Etats du monde se comportent de la même manière face aux rebellions ou autres velléités indépendantistes. Les Français n’ont-ils pas massacré les indépendantistes Kanaks de la Nouvelle-Calédonie en 1988 ? Combien de Tchétchènes les Russes ont-ils tué pour éliminer toute possibilité d’indépendance aux populations de cette contrée ?

Les mêmes Occidentaux qui son en train de bombarder Tripoli sous le prétexte que Kadhafi a utilisé des avions pour tuer des rebelles armés libyens, affichent une indifférence choquante vis-à-vis des massacres perpétrés par le potentat de Bahreïn ou des civils pourtant désarmés assassinés avec les kalachnikovs de la police. Samedi dernier, 19 mars, Paris-Match rapportait que « capitale yéménite a été le théâtre d'un véritable bain de sang vendredi ». Le président Ali Abdallah Saleh, surnommé par son propre peuple le « boucher », au pouvoir depuis 1978, a reçu les indignations de Paris, Londres et Washington. Aucune action militaire des justiciers n’est envisagée. En Cote d’Ivoire, M. Gbagbo massacre des civils à Abidjan, le président élu, M. Ouattara demande l’intervention onusienne et on ne voit pas M. Juppé implorer le Conseil de Sécurité des Nations Unies d’agir pour sauver les des vies Ivoiriennes. Deux poids, deux mesures ? Bien évidemment ! Le sous-sol libyen est plein de pétrole pour la France.

En démocratie, les fautes se payent en monnaie électorale. Les fautes politique, stratégique, et morale ci-dessus étalées vont à coup sur faire perdre beaucoup de voix au président Obama parmi ses supporteurs de 2008, notamment ceux qui sont opposés à toutes les guerres de conquête sous prétexte humanitaire ou de promotion de la démocratie. Cette perte sera-t-elle suffisamment élevée de manière à compromettre sa réélection en 2012 ? Tout dépendra de la tournure des évènements en Libye. Si cette aventure devenait et rappelait aux Américains le fiasco irakien, la Libye sera le Waterloo de Barrack Hussain Obama et il fera, comme Jimmy Carter, un seul mandat.

Narcisse Tiky, PhD
University of Connecticut

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23/03/2011

Afrique : Calixthe Beyala écrit à Jean Ping, Président de la Commission de l’union Africaine


Afrique : Calixthe Beyala écrit à Jean Ping, Président de la Commission de l’union AfricaineA Monsieur Jean Ping, Président de la Commission de l’union Africaine: rupture des relations diplomatiques des pays membres de l’U.A avec la France

A Monsieur Jean Ping

Président de la Commission de l’union Africaine

Objet : demande d’une rupture des relations diplomatiques des pays membres de l’U.A avec la France

Pantin, le 20 mars 2011

Monsieur le Président,

Nous venons par ces mots vous demander qu’il soit mis immédiatement fin aux relations diplomatiques qu’entretiennent les pays membres de l’Union Africaine que vous présidez avec la France.

En effet, depuis deux jours les Africains sont victimes des massacres des populations civiles perpétrés en Libye par la France, pour des raisons fallacieuses et ce, malgré la désapprobation de l’Organisation que vous présidez.

Il est inadmissible, impensable qu’un pays comme la France bombarde, tue les populations Libyennes alors même que le mandat soit disant donné par l’ONU ne comportait pas cette clause.

Il s’agit là pour le peuple Africain, d’une humiliation sans nom, d’une blessure profonde qui n’est pas sans rappeler les agissements de ce pays lorsqu’il s’agissait pour lui de mettre l’Afrique sous sa domination.

L’Afrique est aujourd’hui un continent indépendant. La souveraineté des Etats doit être respectée ; l’on ne saurait rester impassible face à une telle sauvagerie.

D’ores et déjà des soulèvements populaires sont prévus dans toute l’Afrique si jamais l’Union se refusait de prendre ses responsabilités face à cette horrible agression. Une grève de la faim de nos élites est également à prévoir.

Nous comptons sur l’Organisation que vous présidez afin que soit mis fin, dans les plus brefs délais, à ces assassinats de femmes et d’enfants innocents, à ce génocide moderne où les pays dits civilisés s’octroient le droit de tuer en toute impunité sous la couverture d’une ingérence humanitaire.

Dans l’espoir que vous mettrez tout en œuvre pour que cessent ces horribles événements, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments respectueux.

Calixthe Beyala, Ecrivain

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21/03/2011

France - Libye : Sarkozy et ses assassins en ordre de bataille

Etrange, la France ! Des intellectuels y prônent la guerre en s'y associant avec les politiques et les vendeurs d'armes ! Curieux, curieux ! Sans doute est-ce moi qui ne suis plus de ce monde ? Comment s'expliquer qu'on applaudisse parce que la France va s'en aller bombarder les Libyens ? Comment pouvons nous l'accepter ? Il y a quelques années, ils nous juraient qu'ils s'en allaient en Irak nettoyer le pays de ce dictateur de SADDAM HUSSEIN ! Dix ans plus tard, force est de constater que les Occidentaux ont bel et bien nettoyer le pays, mais de ses habitants. Ils ont tué plus d'un million d'Irakien dans l'indifférence générale.

Mais que vaut donc la vie d'un nègre ou d'un arabe ? sans nul doute moins qu'une goutte de pétrole ! allons nous les laisser massacrer le peuple libyen sous prétexte de protéger le peuple de Khadaffi ? Je crois fortement que nous devons protéger les Libyens de Sarkozy et de ses philosophesnassassins
© Correspondance de : Calixthe Beyala

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France - Libye : Sarkozy et ses assassins en ordre de bataille

Etrange, la France ! Des intellectuels y prônent la guerre en s'y associant avec les politiques et les vendeurs d'armes ! Curieux, curieux ! Sans doute est-ce moi qui ne suis plus de ce monde ? Comment s'expliquer qu'on applaudisse parce que la France va s'en aller bombarder les Libyens ? Comment pouvons nous l'accepter ? Il y a quelques années, ils nous juraient qu'ils s'en allaient en Irak nettoyer le pays de ce dictateur de SADDAM HUSSEIN ! Dix ans plus tard, force est de constater que les Ocidentaux ont bel et bien nettoyer le pays, mais de ses habitants. Ils ont tué plus d'un million d'Irakien dans l'indifférence générale.

Mais que vaut donc la vie d'un nègre ou d'un arabe ? sans nul doute moins qu'une goutte de pétrole ! allons nous les laisser massacrer le peuple libyen sous pretexte de proteger le peuple de Khadaffi ? Je crois fortement que nous devons proteger les Libyens de Sarkozy et de ses philosophesnassassins
© Correspondance de : Calixthe Beyala

18/03/2011

Apprenez à vouloir, rien n’est impossible


« La volonté humaines réalisée par l’action est semblable au boulet de canon qui ne recule jamais devant l’obstacle. Elle le traverse ou elle y entre et s’y perd, lorsqu’elle est lancée avec violence ; mais si elle est comme le flot qui revient toujours et finit par ronger le fer.
« L’homme peut être modifié par l’habitude, qui devient, suivant le proverbe, une seconde nature en lui. Au moyen d’une gymnastique persévérante et graduée, les forces et l’agilité du corps se développent ou se créent dans une proportion qui étonne.
Il en est de même des puissances de l’âme. Voulez-vous régner sur vous-mêmes et sur les autres ? Apprenez à vouloir. »ELIPHAS LEVI, Dogme et Rituel de la Haute Magie. (F.Alcan, éditeur.)
« Rien n’est impossible : il ya des voies qui conduisent à toutes choses. Si nous avions assez de volonté, nous aurions toujours assez de moyens. »LA ROCHEFOUCAULD.

Une volonté inflexible surmonte tout
« Notre volonté est une force qui commande à toutes les autres, lorsque nous la dirigeons avec intelligence. »BUFFON.
« Une volonté inflexible surmonte tout et l’emporte même sur le temps. » CHATEAUBRIAND.
« Vouloir,-assez fortement, assez longtemps, -tout est là…C’est la volonté persévérante, inflexibles, qui réformes les abus, vainc les routines, impose les inventions nouvelles, et mêmes fonde les religions. Si vous avez à répandre quelque idée utile, ne vous découragez jamais.
Soyez l’homme de cette idée .Propagez-là : assommez-en vos concitoyens. Peut-être mourrez-vous avant d’avoir assisté à son triomphe ; mais vos efforts ne seront point perdus. Et plus tard, Si la cause à laquelle vous vous serez dévoué est vraiment noble et belle, on vous élèvera une statue. »LE BONHOMME CHRYSALE

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16/03/2011

SARKOZY EST-IL DEVENU FOU?

«C’est mon ami, mais je crois qu’il est devenu fou. Il souffre d’une maladie psychique. C’est ce que dit son entourage. Ses collaborateurs disent qu’il souffre d’une maladie psychique», a déclaré M. Kadhafi dans une interview qui devait être diffusée par la chaîne allemande RTL.

Le leader libyen, contesté par une révolte populaire, n’a pas précisé si cette «maladie» était liée au «grave secret» dont l’agence officielle libyenne Jana a fait écho, affirmant que sa révélation entraînerait la chute du président français.

Paris est particulièrement critiqué depuis sa reconnaissance du Conseil national de transition libyen, qui réunit l’opposition au régime du colonel Mouammar Kadhafi, comme seul représentant légitime du peuple libyen.

Concernant les violences dans son pays, M. Kadhafi a affirmé que «ce petit événement» a fait «seulement 150 à 200 morts», pour moitié dans les rangs des forces de sécurité.

La rébellion «sera brisée et tout redeviendra normal», a-t-il ajouté lors de cette interview réalisée dans une tente sur la base militaire de Bab al-Azizia à Tripoli, selon RTL.

M. Kadhafi a également estimé injustifiées les critiques à son encontre aux Etats-Unis et en Europe. «Mais qu’est ce que j’ai fait pour les décevoir?» a-t-il demandé.

«Je n’ai pas de poste officiel et je ne peux donc pas être critiqué. Est-ce-qu’on critique le reine Elizabeth II d’Angleterre pour sa politique?».

Il a également affirmé qu’à l’avenir son pays ne ferait plus d’affaires avec les pays occidentaux qui «ont conspiré contre nous».

«Nous allons maintenant investir en Russie, en Inde, et en Chine», a-t-il déclaré.

«On peut oublier l’Occident», a-t-il ajouté, tout en affirmant faire une exception en ce qui concerne l’Allemagne qui a une attitude «sensée».

(Source AFP)

09:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

15/03/2011

L’Union Africaine, une organisation mendiante incapable de régler la crise ivoirienne



L’Union Africaine, une organisation mendiante incapable de régler la crise ivoirienne. Malgré l’affaire d’importation clandestine des armes de guerre par l’ONUCI en violation de l’embargo décrété par l’ONU en Côte d’Ivoire, l’UA n’as pas pensé devoir retirer à Idriss Deby son siège dans son panel des chefs d’Etat. Paul Biya, un autre pion de la France, entend embarquer ces containers vers la Côte d’Ivoire, afin que l’ONUCI et les rebelles ivoiriens les utilisent pour massacrer les Ivoiriens. Comment pouvait-il en être autrement lorsque 80% des programmes de l’UA sont financés par les « partenaires étrangers ». Qui ne sont rien d’autre que la France, l’UE et les Etats-Unis qui demandent la tête de Gbagbo et veulent introniser Ouattara par tous les moyens ? La guerre pour la préservation de la souveraineté de la Côte d’Ivoire doit par conséquent être menée par tous les Ivoiriens

Ce n’est qu’à cause de la présence du Président sud africain Jacob Zuma au sein du panel chargé par l’Union africaine de la régler que beaucoup d’observateurs avaient pensé qu’il en sortirait des propositions équitables de sortie de la crise ivoirienne créée par l’ONU, la France et les Etats-Unis.

Malheureusement, tout seul parmi les pays africains qui soutiennent réellement l’UA, Zuma n’a pas pu faire prévaloir la vérité qui doit inévitablement passer par la responsabilité de l’ONU, de la France et des Etats-Unis comme organisateurs de cette crise qui coûtera d’innombrables vies des Ivoiriens.

L’UA, cette organisation entièrement dépendante financièrement des intérêts extérieurs au Continent africain, était évidemment la dernière qui puisse régler une crise créée par ses financiers et maîtres occidentaux.

Son incapacité a atteint des sommets du ridicule quand son panel profondément divisé, incapable de décider par consensus, a fait adopter, par une majorité de membres aux ordres de la France et des Etats-Unis, une décision qui dans certains points ne s’embarrasse pas de contradictions notoires.

Tel ce point où le panel demande au Président du Conseil constitutionnel ivoirien – qui avait sagement su décliner l’invitation d’Addis-Abeba – de faire prêter serment comme Président de Côte d’Ivoire à Alassane Ouattara, un candidat que le même Conseil constitutionnel avait déjà proclamé comme perdant dans son verdict du 2 décembre 2010.

Le panel de l’UA sait donc très bien que, même si l’UA, l’ONU, la France, les Etats-Unis et leur « communauté internationale » consacrent Alassane Ouattara comme Président, il n’aura aucune légitimité. L’Occident qui manipule l’UA ne sait donc pas comment vêtir Ouattara de légitimité constitutionnelle après trois mois d’insultes contre la Constitution du Peuple ivoirien, en acceptant la « certification » de résultats fictifs par l’ONUCI vite présentés comme ceux d’une CEI qui ne les a jamais décidés, et en plaçant avec tout le mépris une telle CEI au-dessus de la Conseil constitutionnel.

Il s’agit d’un Occident qui ne s’est pas embarrassée de rejeter le sacro-saint principe occidental de la démocratie qu’est celui du « rule of law » ou règne de la loi, qui gouverne les Etats-Unis, la France et toute autre Démocratie occidentale.

Parce que, pour qu’il y ait démocratie, il faut que le Peuple gouverne. Et le Peuple gouverne par ses lois. Dont la première est la loi constitutionnelle, qui établit le Conseil constitutionnel.

Malheureusement, aveuglés par leur soif d’offrir la Côte d’Ivoire sur un plateau d’argent aux intérêts qui ont financé leur prise de pouvoir aux Etats-Unis et en France, Barrack Obama et Nicolas Sarkozy ne se sont pas un seul instant gênés de mépriser et d’insulter le verdict du Conseil constitutionnel ivoirien en le qualifiant de « pro-Gbagbo », de nier ce faisant à la Côte d’Ivoire le « rule of law » et de présenter au monde le dirigeant de ce pays, celui-là même contre qui on ne trouve aucun compte bancaire bourré à l’étranger et qui s’était soumis volontairement aux élections qu’il croyait libres alors qu’il pouvait bien les bloquer, comme un minable dictateur tropical.

C’est seulement dans le tard, quand ils se retrouvent dans l’impasse parce que Gbagbo ne cède pas comme ils pensaient, qu’ils instrumentent les membres d’un panel de l’UA à obtenir l’investiture de Ouattara par le Conseil constitutionnel.

Heureusement que le Président de la République SEM Laurent Gbagbo ainsi que le Président du Conseil constitutionnels ont sagement décliné l’invitation de l’UA de voyager pour Addis-Abeba, où une mort certaine les attendait tous les deux.

Rien d’étonnant donc que, pendant que le panel siégeait, Nicolas Sarkozy luttait sur tous les fronts pour recevoir tour à tour, non seulement son pion burkinabé Blaise Compaoré dans la création du conflit ivoirien, mais aussi le chef mauritanien de la mission des experts de l’UA et le président Zuma.

La virulence verbale observée dernièrement à Addis-Abeba de la part de deux suppôts importants de Sarkozy, à savoir Blaise Compaoré et un Idriss Deby maintenu au pouvoir au Tchad par les troupes françaises, devant les protestations du représentant du Président de la République de Côte d’Ivoire Laurent Gbagbo, est l’expression la plus accomplie de la manipulation de ce panel par la France.

Idriss Deby est celui qui, pendant qu’il siégeait comme membre du panel des chefs d’Etats mandaté par l’UA pour trouver une solution à la crise ivoirienne, expédiait plus de 30 containers d’armes de guerre à l’ONUCI. Des armes de guerre qui proviennent certainement de la France et des réseaux françafricains des marchands de la mort.

C’est seulement grâce à la vigilance des douaniers et gendarmes camerounais, qui ont intercepté le convoi des containers en provenance du Tchad et en direction du port de Douala pour embarquement vers le port ivoirien de San-Pedro que les rebelles de Ouattara planifient d’occuper bientôt, mais surtout grâce à l’écho fait sur cette affaire par le journal indépendant Le Messager, que Paul Biya a été forcé d’agir sur cette affaire embarrassante.

Mais Paul Biya, un autre pion de Sarkozy, ayant déjà reconnu Alassane Ouattara comme gagnant des dernières élections, ne sera pas capable de bloquer l’acheminement de ces armes vers leur destinataire qu’est l’ONUCI, même comme un tel approvisionnement en armes est en violation de l’embargo sur les armes, imposé en Côte d’Ivoire par la même ONU.

Et tout ce que Paul Biya a fait devant cette pression de la presse, c’est d’ordonner que les containers soient conduits au port de Douala, sous prétexte de les faire scanner afin d’en connaître le contenu. Un contenu pourtant déjà connu à partir de deux containers ouverts par les gendarmes à Bertoua, et qui contenaient bien des armes de guerre.

La vérité en est que Paul Biya entend embarquer ces containers vers la Côte d’Ivoire, afin que l’ONUCI et les rebelles ivoiriens les utilisent pour massacrer les Ivoiriens.

Malgré cette affaire d’importation d’armes par l’ONUCI en violation de l’embargo décrété par l’ONU, l’UA n’as pas pensé devoir retirer le siège dans ce panel à Idriss Deby. Tout comme l’UA n’avait pas pensé, lors de la formation même de ce panel, à éviter qu’y figure Blaise Compaoré, accusé d’être l’instigateur principal de la crise ivoirienne et base arrière et fournisseur en armes et hommes des rebelles FN qui ont plongé le pays dans la guerre et divisé la Côte d’Ivoire.

Comment pouvait-il en être autrement lorsque 80% des programmes de l’UA –dans les domaines essentiels de Paix et sécurité (cas actuel en Côte d’Ivoire), Gouvernance démocratique et droits de l’homme, Commerce et intégration régionale, Objectifs du millénaire pour le développement, Energie, Changement climatique, Migration, mobilité et emploi, Science, société de l’information et espace, bref tout ce qui justifie l’existence même de l’UA – sont financés par les « partenaires étrangers ». Qui ne sont rien d’autre que la France, l’UE et les Etats-Unis qui demandent la tête de Gbagbo et veulent introniser Ouattara par tous les moyens ?

Au sujet du financement de l’UA débattu à Yaoundé en décembre 2010, voici ce que disait le commissaire des affaires économiques, Maxwell M. Mkwezalamba : « Nous avons… un budget destiné au financement des programmes. Mais, ici, ce sont beaucoup plus les partenaires qui contribuent et à hauteur de 80% ».

« Nous avons cinq pays qui contribuent à hauteur de 70% du budget opérationnel. Ce sont la Lybie, l’Egypte, le Nigeria, l’Afrique du Sud et l’Algérie. C’est-à-dire que 48 pays contribuent à hauteur de 30%… Cette année, le budget total de fonctionnement de l’UA était de 250 millions de dollars, mais ce budget varie d’année en année », indiquait Maxwell M. Mkwezalamba.

L’autre curiosité dans la désignation du panel en est donc que l’UA n’ait pas choisi les cinq pays africains ci-dessus, qui financent réellement les opérations de l’organisation mendiante, et qui sont capables de positions indépendantes par rapport à l’Occident. L’UA s’est plutôt soumise aux demandes des lobbyistes occidentaux qui envahissent ses réunions et sommets, et qui lui ont imposé Compaoré, Deby, et le leader d’un autre Etat mendiant, la Tanzanie.

Comme le demande un laquais de la France, l’ancien Président sénégalais et Président de la « Francophonie », l’ONU va se servir des recommandations de cette UA mendiante et manipulée pour ordonner l’usage de la force dans l’espoir d’enlever le Président de la République régulièrement élu, SEM Laurent Gbagbo. Un précédent dans l’histoire contemporaine de notre monde !

Le Conseil de Sécurité prendra une telle décision grave, alors que l’ONUCI, pour servir la France de Sarkozy déterminée à imposer son homme fantoche à la tête d Côte d’Ivoire, viole l’embargo de l’ONU sur les armes en important clandestinement pour le compte des rebelles terroristes ; ceci à travers les réseaux de la Françafrique.

La guerre pour la préservation de la souveraineté de la Côte d’Ivoire doit par conséquent être menée par tous les Ivoiriens regroupés autour de leur grand Patriote Laurent Gbagbo, jusqu’à la dernière goutte de sang du dernier Ivoirien resté debout. Faute de quoi, la Côte d’Ivoire sera finie.
© africanindependent.com : Ndzana Seme

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