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21/04/2011

Me Charles Tchoungang et Me Josette Kadji font partie des conseils de l’ex-président de la Côte d’Ivoire.



Selon des médias ivoiriens, une semaine après sa chute, l’ancien président Laurent Gbagbo est en résidence surveillée à Korhogo, dans le nord du pays, où il a été déporté 48h après avoir été conduit à l’hôtel du Golf. Dans la capitale du Poro où il vit isolé de son épouse, Simone, encore détenue au Golf, Laurent Gbagbo entame une nouvelle vie. Loin des lambris dorés du palais présidentiel du Plateau.

D’après les mêmes sources, l’illustre hôte de Korhogo est incarcéré dans une villa dans le village de Fakaha, non loin de la commune. Sous bonne surveillance, il passerait ses journées à lire ou regarder la télévision. Encore sous le choc des terribles événements qu’il vient de vivre, il serait peu enclin à s’alimenter. On le dit par ailleurs préoccupé par le sort de ses proches, des membres de sa famille, notamment de sa mère, tous arrêtés en même temps que lui. A ses geôliers, il aurait demandé d’être mis en contact téléphonique avec le président Alassane Ouattara, mais celui-ci n’aurait pas encore donné suite à cette requête de Gbagbo.

Pendant ce temps, les proches de Laurent Gbagbo s’activent afin que celui-ci bénéficie d’un traitement décent et en phase avec le droit international. Dans ce sillage, Gilbert Collard, le président du collectif des avocats de Laurent Gbagbo sur la demande d’Anne Singleton, la fille du président déchu et Toussaint Alain, l’un des conseillers de M. Gbagbo, écrit au président Alassane Dramane Ouattara, l’appelant, «conformément au droit national et international et aux principes qui gouvernent le respect des droits de l’Homme, de bien vouloir me faire délivrer à moi-même, ainsi qu’à mes confrères, un permis de visite afin de rencontrer, dans des conditions conformes au droit, Laurent Gbagbo et son épouse. Je me dois aussi de vous demander de mettre tout en œuvre pour préserver la sécurité et la dignité du président Laurent Gbagbo et de son épouse». Me Collard précise qu’il «envoie copie de cette lettre à M. Ban Ki Moon, Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (Onu), à M.Nicolas Sarkozy, président de la République française et au président Comité International de la Croix-Rouge (Cicr)».

A l’analyse, les membres du collectif des avocats de Laurent Gbagbo sont de diverses nationalités, quatre Français : Me Jacques Verges, Me Roland Dumas, Me Gilbert Collard et Me Marcel Caccaldi ; deux Congolais : Me François Epoma et Me Jean-Charles Tchikaya ; une Ivoirienne : Me Habiba Touré ; un Sénégalais : Me Daouda Diop et deux Camerounais : Me Charles Tchoungang et Me Josette Kadji. Le premier conseil camerounais cité a été bâtonnier de l’Ordre national des avocats du Cameroun.
Il a par ailleurs assuré la défense dans l’affaire Etat du Cameroun contre Monga/Njawé, ou encore dans l’affaire Digicom contre Crtv. Quant à Me Josette Kadji, elle est avocate près la Cour Pénale Internationale sur le Rwanda. Elle fait également partie des conseils de Paul Ngamo Hamani, l’ex administrateur provisoire de la Camair, emprisonné pour détournements de deniers publics.

G. A. B.


Me Josette Kadji : « Ouattara est un usurpateur ! »

Écrit par Edmond Kamguia

L’initiative conjointe du conseiller et de la fille de Laurent Gbagbo est d’autant plus sérieuse que le ministre ivoirien de la Justice, Jeannot Ahoussou Kouadio,

a déclaré dimanche qu’il allait demander l’ouverture d’enquêtes contre les membres de l`ancien régime « susceptibles » d`avoir commis des « crimes de sang », « des achats d`armes » ou des « détournements d`argent ».



Les avocats de M. Gbagbo préparent sa défense. Me Josette Kadji a annoncé la couleur le dimanche 17 avril 2011 en déclarant que « Ouattara n’est pas le président de la Côte d’Ivoire. C’est un usurpateur (…) La phase de la proclamation des résultats définitifs par le Conseil constitutionnel a été escamotée, soit ! Mais quid de la prestation de serment qui donne lieu à l’établissement d’un arrêt par le Conseil constitutionnel, acte qui fait foi partout où besoin est (Bceao par exemple) », s’est demandée l’avocat.

Poursuivant son propos, Me Josette Kadji est formelle : « Tout le monde sait que sans cette formalité substantielle, Ouattara n’a aucune légitimité, mais tout le monde devient aveugle et feint de l’ignorer. A quel titre Ouattara fait des discours, prend des décisions, reçoit allégeance des généraux, décide de mettre en « résidence surveillée » le président dont l’acte judiciaire de prestation de serment se trouve dans les archives du Conseil constitutionnel ? », S’est-elle interrogée.

L’argumentaire de Me Josette Kadji donne matière à réflexion : « Tout cela manque de base légale et confirme l’affirmation selon laquelle nous sommes devant un coup d’état. Tout le monde feint d’ignorer que ce n’est pas la mise à l’écart seule du président Gbagbo qui confère une légitimité et une légalité à Ouattara. Le mode de fonctionnement actuel de Ouattara tombe dans ce que nous voyons chaque fois qu’un individu fait un coup d’état : prise de pouvoir par les armes, arrestations et éliminations de ceux qui étaient à la tête de l’État, ou travaillaient pour le gouvernement, opposants arrêtés torturés et tués et j’en passe (…) ».

Me Josette Kadji est convaincue que « Ouattara sera toujours vu comme un usurpateur installé par les armes à la suite d’un coup d’état perpétré par un pays étranger, la France. Il n’a pas pris les rênes du pouvoir selon la constitution de la Côte d’Ivoire (…) Alors, que la fameuse communauté internationale « arrête de vouloir nous faire prendre des vessies pour des lanternes, il ne peut y avoir en Côte d’Ivoire qu’un seul président à la fois et c’est celui dont la prestation de serment se trouve actuellement dans les archives du Conseil constitutionnel. Et cette prise de pouvoir brutale et illégale fait présager des jours sombres », a-t-elle conclu.

Le nouvelle expression

Crainte d’un« assassinat maquillé en suicide de Gbagbo »

Écrit par Edmond Kamguia K.

Pour les avocats de Laurent Gbagbo : « les images de violences, les faits et témoignages rapportés par plusieurs sources concordantes (...) démontrent une violation flagrante des conventions de Genève ».

Leur inquiétude est grande en particulier depuis le transfert de Laurent Gbagbo à Korhogo, dans le nord de la Côte d`Ivoire, une zone occupée par les forces d`Alassane Ouattara depuis le coup d’état manqué de septembre 2002. Les avocats observent que cela « laisse craindre des exactions, voire un assassinat maquillé en suicide sur la personne du président Gbagbo ».


Alain Toussaint ne pense pas le contraire : « Nous avons besoin de signes de vie. Il a été séparé de son épouse, de son fils et de la centaine de proches » qu’il avait laissés à l`hôtel du Golf à Abidjan. Les avocats estiment que les conventions de Genève s`appliquent au cas ivoirien, puisqu`elles couvrent les conflits internes durant lesquels un Etat tiers ou une force internationale intervient aux côtés du gouvernement ou d`une partie.

Le collectif demande par ailleurs que le Cicr puisse s`assurer que les personnes actuellement détenues « ne font pas l`objet de violences physiques et psychologiques et sont traitées avec humanité » et que les blessés reçoivent des soins. La Croix-Rouge est appelée également à vérifier que les personnes faisant l`objet de poursuites judiciaires puissent bénéficier d`un procès équitable et soient défendues par un avocat.

Le nouvelle expression


Des pro-Gbagbo torturés et assassinés

Estimant qu`aucune disposition de la résolution 1975 qui a permis à l`Onu de détruire les armes lourdes en possession du camp Gbagbo « ne donne autorité à l`Onuci pour prendre des mesures privatives de liberté »

contre Laurent Gbagbo et ses proches, les avocats demandent des comptes à Ban Ki-moon : « A quel titre et sur quel fondement juridique le président Laurent Gbagbo, son épouse, les membres de sa famille et ses collaborateurs sont en état d`arrestation ? », « quelle autorité les retient et à quel titre ? », « quelles sont les conditions de leur détention?», se sont interrogés les avocats de Laurent Gbagbo.

Au sujet du mandat de protection des civils de l`Onuci, les avocats ont évoqué des « informations » faisant état « d`atteintes aux droits humains » dont sont en particulier victimes « des sympathisants de M. Gbagbo ou présentés comme tels». Ils ont affirmé que les membres du gouvernement de Laurent Gbagbo « sont systématiquement torturés et blessés avec des machettes quand ils ne sont pas simplement assassinés ».

Le Cicr a été sollicité par le collectif des avocats de Laurent Gbagbo le vendredi 15 avril 2011. Dans le but de s`assurer que Laurent Gbagbo et son entourage sont traités avec humanité. Conseiller en France de Laurent Gbagbo, Alain Toussaint avait demandé « des preuves de vie » de l`ancien président, transféré dans le nord du pays sans son épouse Simone et ses autres proches restés à Abidjan.

Dans un communiqué publié à Paris, le collectif des avocats a indiqué que Laurent Gbagbo, son épouse Simone et leurs proches sont « illégalement détenus par la rébellion » après leur arrestation le 11 avril 2011 par les forces d’Alassane Ouattara. Ce communiqué a souligné que « Toutes ces personnes sont supposées être protégées par les conventions de Genève de 1949, notamment celle relative au traitement des prisonniers de guerre qui permet au Cicr de rendre visite à tous les camps de prisonniers de guerre sans aucune restriction ».


Le nouvelle expression

14:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

courge à vous et que justice soit faite

Écrit par : louis | 21/04/2011

Le temps donnera raison à tous les Africains qui combattent aujourd'hui Louis, Nous avons trop pleuniché, la race noire est très douée!!!

Écrit par : kamerun | 22/04/2011

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