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12/07/2011

Musique : Une guitare sans fil inventée au Cameroun

La Revelda, une idée de trois jeunes, est protégée à l’Oapi depuis 2006.

L’organisation africaine de la propriété intellectuelle a enregistré en 2001 par procès verbal n° 120300228 et décerné un brevet d’invention sous le n° 12694 l’invention de trois instruments de musique : deux guitare et un connecteur de transmission mobile. La première guitare baptisée la Revelda (révélation Dieu, éternel des armées) version Gm (guitare mobile) est présentée comme une guitare moderne,très différentes des guitares électriques actuelles. Elle se joue sans être connectée à un préamplificateur ou une console à travers un fil. Elle est donc comparable à ces microphones modernes sans fil.

Elle dispose de six cordes. Et les spécialistes peuvent l’utiliser aussi bien pour les sons Solo, rythmique et basse. Elle dispose de 26 cases. Ses inventeurs, Richard Essimi Ngono, Patrick Nathan Bayiha et Paulain Eye Ateba estiment qu’il s’agit d’un système indépendant simultané, qui offre également des sons acoustiques électriques, acoustiques sec. L’avantage à utiliser cette guitare est que le musicien qui aimerait se déplacer sur la scène ne sera plus limité par un câble qui lie la guitare aux autres appareils. Il peut en même temps s’écouter grincer sa guitare grâce à un casque, ou baffle de plus de 100 watts.

La deuxième guitare est une basse indépendante. Les jeunes inventeurs pensent qu’avec cette autre guitare mobile, ils ont



découvert la réalisation des sons que les guitares actuelles n’offrent pas encore. La troisième invention est la Revelda Ctm (connecteur de transmission mobile). Il s’agit d’une liaison en aimant entre la Gm à travers des signaux sans câble. Comme avec les guitares, les instrumentistes peuvent s’éloigner au maximum de la scène et exprimer leur talent, une fois que la connexion entre leurs guitares et le connecteur de transmission est établie. D’où l’importance de la Revelda Cam (la centrale d’analyse et de mixage), qui est un appareil qui donne des systèmes permettant d’être totalement indépendant du câble.

Les jeunes inventeurs résidant à Emombo, un quartier populaire de Yaoundé, rêvent de commercialiser leur découverte faite sur la base des recherches à base de bois et de déchets électroniques. D’ailleurs, ils n’ont aucune formation préalable en électronique. Mais, «nous recherchons des partenaires pour une production locale de notre découverte. Car, il y a de la matière première ici sur place», estime Richard Essimi Ngono, qui confie que le groupe de jeunes inventeurs indépendants (leur nom de baptême) a déjà été approché par la firme Yamaha, qui voulait racheter le brevet (la licence, pour être juste) pour une production intensive de ce nouveau matériel technologique. Mais, «nous avons refusé», affirme aujourd’hui Richard Essimi Ngono. Leur projet : nationaliser la guitare électromagnétique.

Justin Blaise Akono

18:47 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

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