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12/07/2011

Côte d'Ivoire : 24 pro-Gbagbo emprisonnés dans le nord du pays

Le ministre ivoirien de la Justice Jeannot Ahoussou a annoncé dimanche à Abidjan l'emprisonnement de 24 proches de l'ex-président Laurent Gbagbo à Boundiali, dans le nord du pays.

Selon le ministre, ces personnes parmi lesquelles figure l'ancien Premier ministre Gilbert du gouvernement Gbagbo, Gilbert Aké Ngbo, étaient au préalable en résidence surveillée puis détenues dans un hôtel au sud d'Abidjan après qu'elles eurent été inculpées pour "atteinte à la sûreté de l'Etat" et "crimes économiques".

Elles viennent d'être transférées à la maison d'arrêt de Boundiali après la réhabilitation de cet établissement pénitentiaire.

M. Gbagbo a été placé en résidence surveillée à Korhogo, son épouse à Odiénné, son fils et le président de son parti politique à Bouna, et plusieurs autres collaborateurs à Katiola.

La justice ivoirienne a par ailleurs lancé des mandats d'arrêt internationaux visant plusieurs proches de l'ancien président, notamment le leader des "jeunes patriotes" (jeunesse pro-Gbagbo) Charles Blé Goudé.

La Côte d'Ivoire a été secouée cinq mois durant par une crise post-électorale qui a fait au moins 3.000 morts et un million de personnes déplacées selon les autorités ivoiriennes.

Des enquêtes sont en cours au plan national et international pour situer les responsabilités sur les violences post-électorales qui ont endeuillé le pays.
© Source : Xinhua
Paru le Lundi 11 Juillet 2011 20:27:47 Lu : 1103 fois
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19:08 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

La France capitule-t-elle devant le colonel Kadhafi ?

Le ministre de la Défense a sous-entendu que le départ de Kadhafi n`était plus une condition à l`arrêt de l`opération militaire. Il s`agirait alors d`un rétropédalage majeur. Par Sarah Diffalah

C`est bien la première fois depuis le début de l`opération militaire en Libye, il y a quatre mois, que la France, par la voix de son ministre de la Défense, fait savoir qu`elle pourrait renoncer à vouloir faire partir le colonel Kadhafi. Comme on lui demandait, dimanche dernier sur BFMTV/RMC si l`engagement militaire cesserait avec la fin de Kadhafi, Gérard Longuet a répondu : "Nous avons arrêté la main de Kadhafi sur son peuple. Nous leur demandons de parler entre eux, de se mettre autour d`une table". Et si Kadhafi n`est pas parti? "Il sera dans une autre pièce de son palais avec un autre titre", a-t-il poursuivi.

Un but de guerre réversible

Ces propos ont rapidement suscité une interrogation majeure. Et si la France avait décidé que le départ de Kadhafi n`était plus la condition sine qua non de l`arrêt de la guerre en Libye? Bien que la résolution de l`Onu n`évoquait d`aucune manière cet objectif, les voix britannique, américaine, française et même africaine s’étaient largement faites entendre pour dire que la fin de l’opération passait nécessairement par le départ de Kadhafi du pouvoir.

Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, s`est bien empressé le lendemain de réaffirmer que la chute du guide était un "élément clé" des négociations, mais la suspicion a gagné du terrain. "Les propos de Gérard Longuet sont en effet très surprenants", s’étonne Louis Gautier, professeur à l’université Lyon III et ancien ministre de la Défense de Lionel Jospin. Personne n’aurait envisagé un tel revirement à 360° !" François Heisbourg, conseiller spécial pour la Fondation pour la recherche stratégique partage la même surprise : "Si cette stratégie est confirmée par le chef des Armées, en l’occurrence Nicolas Sarkozy, on peut effectivement dire que c’est un changement radical dans les événements. Cela voudrait tout simplement dire que le but de guerre a changé."

Négociations directes?

Coïncidence, les confidences de Gérard Longuet interviennent au moment où le fils de Mouammar Kadhafi, Seif El-Islam, affirme que Paris négocie directement avec Tripoli, écartant de fait les rebelles de Benghazi qui réclament la

têtedu guide libyen. Des informations à prendre avec prudence, mais qui alimentent le flou qui entoure le réel état des avancées diplomatiques. "Bien sûr, les proches de Kadhafi sont dans une stratégie d’intoxication en faisant croire que des négociations directs ont lieu, mais tous ces éléments participent au trouble et viennent affaiblir l’assurance que tient à garder le gouvernement français", explique Louis Gautier.

Un Longuet décalé

Une position française de plus en plus difficilement tenable en raison des différents sons de cloches qui parviennent à l’opinion publique. Déjà Gérard Longuet avait cru bon en avril, de sortir du rang en déclarant que la coalition était "certainement" en train de sortir de la résolution 1973 de l`Onu citant la tribune commune publiée dans la presse de Barack Obama, Nicolas Sarkozy et David Cameron qui justifiait la volonté de voir Kadhafi quitter le pouvoir.

François Heisbourg se refuse cependant à croire à une totale navigation à vue du gouvernement. Selon lui, les propos de Gérard Longuet pourraient viser "à secouer les rebelles de la Cyrénaïque toujours bloqués sur les mêmes lignes de front".

Partition

Dans une interview au Figaro, le premier ministre libyen, Baghdadi al-Mahmoudi, se dit pourtant prêt à des négociations sérieuses avec la France. "Nous sommes prêts à négocier, sans conditions, […] l’ouverture de Gérard Longuet est positive. Il [le colonel Kadhafi] a dit qu`il était prêt à respecter la décision du peuple libyen, que le peuple pouvait choisir la forme du gouvernement, une république, une monarchie ou bien gardé le système actuel de la Jamahirya, et qu`il se plierait à cette décision", dit-il avant de rajouter "on ne peut pas lui en demander plus".

"Il faut souhaiter que lors du vote au Parlement, on éclaircisse un peu quels sont les buts de guerre et que le gouvernement s`explique sur les négociations qu`il a engagé avec Kadhafi dont le fils nous dit qu`elles pourraient aboutir à un partage du pouvoir et non pas à un accord pour un nouveau pouvoir impliquant le départ de Kadhafi", s’inquiète Louis Gautier.

Le scénario de la partition serait en effet la pire issue. Celle qui pourrait provoquer la perte du soutien relatif de l’Union africaine et de la Ligue arabe et qui pourrait déséquilibrer la région.

Sarah Diffalah – Le Nouvel Observateur

18:49 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

Musique : Une guitare sans fil inventée au Cameroun

La Revelda, une idée de trois jeunes, est protégée à l’Oapi depuis 2006.

L’organisation africaine de la propriété intellectuelle a enregistré en 2001 par procès verbal n° 120300228 et décerné un brevet d’invention sous le n° 12694 l’invention de trois instruments de musique : deux guitare et un connecteur de transmission mobile. La première guitare baptisée la Revelda (révélation Dieu, éternel des armées) version Gm (guitare mobile) est présentée comme une guitare moderne,très différentes des guitares électriques actuelles. Elle se joue sans être connectée à un préamplificateur ou une console à travers un fil. Elle est donc comparable à ces microphones modernes sans fil.

Elle dispose de six cordes. Et les spécialistes peuvent l’utiliser aussi bien pour les sons Solo, rythmique et basse. Elle dispose de 26 cases. Ses inventeurs, Richard Essimi Ngono, Patrick Nathan Bayiha et Paulain Eye Ateba estiment qu’il s’agit d’un système indépendant simultané, qui offre également des sons acoustiques électriques, acoustiques sec. L’avantage à utiliser cette guitare est que le musicien qui aimerait se déplacer sur la scène ne sera plus limité par un câble qui lie la guitare aux autres appareils. Il peut en même temps s’écouter grincer sa guitare grâce à un casque, ou baffle de plus de 100 watts.

La deuxième guitare est une basse indépendante. Les jeunes inventeurs pensent qu’avec cette autre guitare mobile, ils ont



découvert la réalisation des sons que les guitares actuelles n’offrent pas encore. La troisième invention est la Revelda Ctm (connecteur de transmission mobile). Il s’agit d’une liaison en aimant entre la Gm à travers des signaux sans câble. Comme avec les guitares, les instrumentistes peuvent s’éloigner au maximum de la scène et exprimer leur talent, une fois que la connexion entre leurs guitares et le connecteur de transmission est établie. D’où l’importance de la Revelda Cam (la centrale d’analyse et de mixage), qui est un appareil qui donne des systèmes permettant d’être totalement indépendant du câble.

Les jeunes inventeurs résidant à Emombo, un quartier populaire de Yaoundé, rêvent de commercialiser leur découverte faite sur la base des recherches à base de bois et de déchets électroniques. D’ailleurs, ils n’ont aucune formation préalable en électronique. Mais, «nous recherchons des partenaires pour une production locale de notre découverte. Car, il y a de la matière première ici sur place», estime Richard Essimi Ngono, qui confie que le groupe de jeunes inventeurs indépendants (leur nom de baptême) a déjà été approché par la firme Yamaha, qui voulait racheter le brevet (la licence, pour être juste) pour une production intensive de ce nouveau matériel technologique. Mais, «nous avons refusé», affirme aujourd’hui Richard Essimi Ngono. Leur projet : nationaliser la guitare électromagnétique.

Justin Blaise Akono

18:47 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

Gérard Longuet : «La Libye est une épreuve de vérité pour les Européens»

INTERVIEW - Le ministre de la Défense, Gérard Longuet, défend la légalité des parachutages d`armes aux rebelles libyens et tire les leçons du conflit, tout en excluant une intervention du même type en Syrie.

LE FIGARO. - La France avait l`objectif officieux d`arriver à un résultat militaire probant face à Kadhafi pour le 14 juillet. Où en est le plan de marche des alliés en Libye?

Gérard LONGUET. - Le mandat de la résolution 1973 de l`ONU est strict: protéger les populations civiles. Cela impliquait de mettre fin à toute agression à partir du ciel. Le résultat est atteint pour la Cyrénaïque, la zone de Misrata et le Djebel Nefoussa, c`est-à-dire les trois régions où des oppositions clairement affirmées ont été confrontées à l`usage de la force par Kadhafi. À partir de là, le plan de marche est de permettre aux Libyens de trouver eux-mêmes leur nouvelle charte politique. De ce point de vue, la progression est constante: nous sommes passés d`une opposition spontanée, désorganisée et assez largement éclatée, à un Conseil national de transition (CNT) qui est une autorité de fédération désormais reconnue par plus d`une vingtaine de pays.

Du côté de Kadhafi, on observe deux mouvements: le délitement en «pelure d`oignon» de son pouvoir, et un discours qui entérine le fait que le changement est inéluctable. Le calendrier peut s`accélérer à tout moment, mais ce n`est pas un impératif absolu pour les alliés. S`enfermer dans un calendrier, ce serait une façon de renforcer Kadhafi. La France est favorable à une solution politique en Libye, mais toute solution passe par le retrait de Kadhafi du pouvoir et son renoncement à tout rôle politique. Il n`y a aucune ambiguïté à ce sujet.

Cette guerre coûte environ un million d`euros par jour: combien de temps cela peut-il durer avant que l`opinion ne se lasse et que l`armée ne se trouve à bout de moyens?

À bout de moyens, non. C`est une affaire qui est maîtrisée, tout à fait à la portée des armées de la coalition et de leurs partenaires industriels.

En revanche, il faut expliquer qu`au bord de la Méditerranée, «mer commune» des Européens, ne pas être en mesure de protéger des populations en proposant un État de droit, ce serait renoncer définitivement à être une puissance politique dans notre espace naturel de proximité.

Il faut rapporter cet enjeu à un effort financier qui n`est pas négligeable, certes, mais qui commande la crédibilité de 450 millions d`Européens. Nous, Français, sommes en première ligne dans cette affaire. Au fond, la Libye, c`est une épreuve de vérité pour la détermination des Européens à construire un espace de paix dans leur environnement immédiat. Ce serait un signal extrêmement dangereux de laisser croire que la force peut être utilisée sans limites en face de l`Europe sans que celle-ci réagisse.

La France a parachuté des armes aux rebelles libyens : comment s`est faite cette opération?

Des populations qui étaient totalement isolées en Libye, dans le Djebel Nefoussa, ont tiré un signal d`alarme. Dans le Djebel Nefoussa, seuls les Français étaient en mesure d`assurer un transport aérien. Nous avons pris la décision de le faire, en informant nos partenaires et dans le plein respect des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies.

Pour vous, le débat sur la légalité de cette initiative est donc clos?

Oui, absolument. Nous considérons que cette action de protection de la population du Djebel Nefoussa, qui n`est plus nécessaire aujourd`hui, est conforme à la résolution 1973. On peut toujours gloser au plan juridique, mais qu`aurait pensé l`opinion européenne si des gens qui se sont libérés par eux-mêmes, et qui ont été encouragés à affirmer leur liberté, avaient été abandonnés? Je crois qu`elle aurait été sévère, à juste titre. Un Srebrenica de plus aurait été de trop.

Ce type de parachutages pourrait-il se renouveler dans l`avenir?

Non. Ces livraisons ont répondu à une urgence qui n`est plus d`actualité.

À votre connaissance, Kadhafi cherche-t-il lui aussi à se faire livrer des armes, malgré l`embargo?

Je n`imagine pas qu`il ne cherche pas à s`en procurer, et je n`imagine pas que des négociants ne cherchent pas à lui en fournir…

La Libye a posé la question en France du porte-avions unique: en faut-il un second?

La Libye a montré que c`est bien d`en avoir un, et qu`il marche. C`est encore mieux d`en avoir deux, mais ce n`est pas une condition sine qua non. On peut intervenir depuis la Crête ou l`Italie. La question du second porte-avions sera débattue lors de l`actualisation du livre blanc sur la défense, en 2012.

Quelles leçons tirez-vous de la coopération franco-britannique en Libye?

Il y a une compréhension politique spontanée entre les Britanniques et les Français sur la nécessité de prendre ses responsabilités face aux désordres du monde. Il y a aussi des comparaisons très instructives sur les matériels dont nous disposons - même s`il est trop tôt pour un retour d`expérience complet. Les Britanniques peuvent considérer que les Français sont des alliés sûrs, dont le matériel permet d`intervenir dans des conditions d`efficacité totale. La réciproque est vraie, même s`il y a des choix différents que nous sommes contents d`avoir faits. Par exemple celui d`un avion polyvalent comme le Rafale, qui peut enchaîner reconnaissance, combat aérien et attaque au sol, s`est révélé pertinent. Même chose pour le porte-hélicoptères Tonnerre, qui est un support de proximité très important.

La situation en Syrie n`est pas sans rappeler celle de la Libye. Alors que Paris cherche à obtenir une résolution de l`ONU condamnant la répression, l`ambassade de France a été attaquée lundi par les partisans du président Bachar el-Assad . Une intervention occidentale est-elle envisageable ou totalement



La situation syrienne n`est absolument pas comparable avec celle de la Libye. D`abord, il y a sur la Syrie un blocage politique à l`ONU, du fait de la Russie, de la Chine et d`autres…

Cela ne nous arrange-t-il pas un peu?

Ce n`est pas que cela nous arrange, mais au moins le blocage est identifié. Ce que nous proposons, c`est une résolution qui condamne la répression et appelle le régime syrien à respecter les aspirations de son peuple à des réformes. Le Conseil de sécurité ne peut pas rester silencieux.

Sur le terrain, d`autre part, l`organisation de la contestation rend toute intervention extérieure extraordinairement compliquée. Une action aérienne en Syrie ne réglerait rien du tout. Nous ne sommes simplement pas dans le même cas de figure qu`en Libye.

La France vient d`annoncer le retrait progressif de ses troupes d`Afghanistan , quelques heures seulement après les États-Unis, ce qui a donné l`impression que notre calendrier était strictement calé sur celui des Américains. Est-ce une démarche assumée?

Oui, totalement assumée. Nous nous sommes engagés en Afghanistan par solidarité avec les États-Unis au lendemain du 11 Septembre. Nous ne sommes pas à la tête de la coalition, et nous devons régler notre pas sur le mouvement collectif. Nous sommes entrés en Afghanistan avec cette coalition, nous partirons avec elle. À partir du moment où nous avons, d`une part, une armée afghane en ordre de marche et, d`autre part, un degré de sécurité suffisant dans les territoires qui nous ont été confiés, en particulier la région de Surobi, les conditions sont réunies pour passer à la phase de transition.

Si toutefois les choses tournaient mal après le retrait de Surobi, pourrions-nous y revenir?

L`Afghanistan, je le répète, est une affaire collective. Celle-ci n`est pas gérée par la France seule mais par une coalition, laquelle dépend très largement des relations entre l`Afghanistan et le Pakistan. La nature des relations entre les États-Unis et le Pakistan est une des clés de la situation, comme l`a montré la disparition de Ben Laden. Mais c`est une clé que nous ne contrôlons pas. Contrairement à la Libye, où nous sommes à la manœuvre, en Afghanistan nous sommes des alliés au sein d`une coalition qui, à ce jour, a un objectif: une transition totale en 2014.

À propos des deux otages français, quel est le déclic qui a permis leur libération?

Depuis le jour de leur prise en otage, il y a eu un suivi constant de cette affaire par les services compétents, grâce à des moyens humains significatifs, sur place et à Paris. Cela n`a donc pas été 547 jours d`attente devant l`inconnu, mais 547 jours de négociations, avec alternativement des périodes de silence et d`espérance.

Confirmez-vous le rapatriement du dispositif «Épervier» du Tchad?

La France a commencé à réviser tous ses accords de coopération militaire dans le cadre du livre blanc. Nous avons deux points d`appui permanents en Afrique, Djibouti et Libreville. Dakar sera un pôle pour la coopération, afin de mettre en œuvre huit accords, dont cinq ont déjà été renouvelés et trois restent à négocier. Le Tchad bénéficiera, dans le cadre de ces accords, d`une présence française pour former ses militaires. Mais le dispositif «Épervier» n`a pas vocation à être maintenu sur le long terme.

En Côte d`Ivoire, la présence militaire française va également être réduite?

C`est ce qu`a annoncé Nicolas Sarkozy lors de sa visite à Abidjan. L`idée est de maintenir ce point d`appui en état de fonctionner pour assurer la protection des ressortissants français. La situation est stabilisée et les Ivoiriens nous demandent de rester. La base de Port-Boué est techniquement très bonne, donc nous nous donnons les moyens, avec le gouvernement ivoirien, de la maintenir en état de «réversibilité d`emploi».

Il y a eu récemment des débats et des tiraillements au sein de l`état-major sur l`adéquation des moyens de la France avec ses ambitions internationales. Pensez-vous que l`armée doive rester la «Grande Muette»?

D`abord, l`armée est-elle la «Grande Muette»? Elle s`exprime, à travers son ministre et à travers les députés et sénateurs des commissions des affaires étrangères et de la défense. Ces parlementaires ont une liberté de parole que les militaires n`ont pas. L`armée n`est pas un système autonome, c`est l`armée de la nation. Il y a une expression de l`armée à travers l`exécutif et le législatif, qui réfléchissent à sa stratégie, votent son budget et lui donnent ses moyens. L`armée n`est pas propriétaire de sa mission.

En interne, les responsables et les chefs d`état-major sont associés au débat stratégique. La seule chose qui leur est demandée, c`est d`exprimer la politique dont ils ont la charge. S`ils considèrent que ce n`est pas la bonne politique, il y a deux solutions. Soit ils réussissent à convaincre leur autorité d`évoluer. Soit ils estiment qu`ils ne sont pas entendus, et alors c`est un choix personnel. Mais dans ce cas, le devoir de réserve doit l`emporter.

Quelles seront les particularités de ce 14 Juillet 2011?

Les DOM-TOM seront à l`honneur cette année. Et je veux aussi souligner le rôle social de l`officier, notion chère à Lyautey. Chaque année, nous embauchons 20.000 jeunes, en accueillons 13.000 autres en préparation militaire et reclassons 20.000 personnes dans la force de l`âge. Nous avons à nos côtés près de 40.000 réservistes. L`armée entretient donc avec la société française des liens très étroits.

http://www.lefigaro.fr/international/2011/07/11/01003-20110711ARTFIG00511-la-libye-est-une-epreuve-de-verite-pour-les-europeens.php

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