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25/05/2011

Cameroun : 52 activistes enlevés par la police en 5 mois

Leaders de partis politiques ou de la société civile, ils ont été arrêtés par les forces de l’ordre en violation du Code de procédure pénale depuis le début de l’année. Ils ont également été retenus pour quelques heures voir quelques jours, dans des lieux tenus secrets et coupés de tout contact avec leurs proches. Le cas le plus récent d’enlèvement de leaders politiques par des hommes se présentant à eux comme des policiers est celui d’Edith Kah Walla, présidente de Cameroon’s people party (Cpc) et candidate déclarée à la prochaine présidentielle.

La transfuge du Social democratic front (Sdf) a été conduite de force de son hôtel à Yaoundé, le 20 mai dernier par quatre personnes habillées en tenue de ville jusqu’à avant d’être relaxée. La victime et son entourage estiment que cet enlèvement visait à déstabiliser la manifestation qu’ils avaient prévue le même jour pour dénoncer selon eux, l’arbitraire du préfet du Mfoundi. Lequel venait de priver le Cpp de défilé du 20 mai 2011. La courte durée « en détention » de Kah Walla a certainement fait pâlir d’envie Anne Zepop, sa camarade encore retenue dans les geôles du commissariat de Dshang.

Mais aussi Aboubakar Mahamat, Oscar Idrissou et Samir Abdoulaye, tous des militants du Cpp, gardés par les forces de l’ordre dans plusieurs villes de la région de l’Ouest et coupés de tout contact avec leurs proches.

Tout récemment encore, le 20 février 2011, ce sont Abba Aboubakar, président du la Révolution camerounaisedu peuple uni (Rcpu), Bouba Michel, président du Rassemblement républicain et démocratique du Cameroun (Rrdc) Patrick Roy, Nyamsi, Bruno Djibondji, Urbain Essomba, Ndamfoulo et huit autres leaders politiques, syndicaux associatifs qui avaient été enlevés et gardés dans le plus grand secret à la direction de la surveillance du territoire (Dst). Ils y ont été maintenus pendant une demi dizaine de jours sans le moindre contact avec leur famille et privés d’avocats, avant d’être remis à la disposition de la police judiciaire qui les exploitera à son tour en secret pendant une dizaine de jours.

Au cours du séjour à la pj, quelques uns parmi ces leaders politiques seront remis en liberté, alors que d’autres sont traduits devant le procureur de la République pour“ manifestation illégale, incitation à la révolte, et rébellion simple ”. Ces derniers seront finalement relaxés sans abandon de poursuites judiciaires contre eux. Interrogé par Le Messager au sujet de ces enlèvements, le ministre de la Communication niera les faits, et la nouvelle de l’arrestation des leaders.

Mais Issa Tchiroma va se raviser quelques jours après en affirmant sur les ondes de Rfi que que Abba Aboubakar et ses camarades ont été « arrêtés » parce qu’ils sont soupçonnés d’être à l’origine des tracts distribués à Yaoundé, lesquels appellent au départ de Paul Biya avant la date du 24 février 2011. Une thèse que réfute l’épouse de Abba Aboubakar, expliquant que son mari préparait une réunion politique avec d’autres leaders pour la commémoration de la date du 23 février, retenue par l’opposition comme journée « des martyrs décédés pour la libération du Cameroun du joug de Paul Biya, au cours des émeutes de février 2008 ». Après 20 jours de garde à vue à la dst et à la pj, Abba Aboubakar, Bouba Michel et leurs camarades sont remis en liberté.

Activités subversives Presque concomitamment, une demi-dizaine d’hommes politiques est interpellée, cette fois là, dans les règles de l’art, à Douala le 23 février. Ces leaders accompagnaient Jean Michel Nitcheu, Kah Walla, Mboua Massock dans la perspective du lancement de la semaine des martyrs. Ils sont relaxés quelques heures après. Et les tenants de ces manifs sont quant à eux brutalisés et déportés à des dizaines de kilomètres de la capitale économique. Mais, la série d’enlèvements des hommes politiques en cette année 2011 a été ouverte avec les leaders du Rassemblement démocratique pour la modernité du Cameroun (Rdmc).

Le 04 février, alors que ce parti venait de boucler à son siège, sis au quartier Tsinga, une réunion de son bureau régional pour le Centre, 25 de ses militants sont arrêtés par des hommes se présentant en eux comme des policiers. Ils sont aussitôt gardés pendant quelques jours en secret en lieux inconnus de leurs proches et de leurs avocats. René Bonono Bakota, président régional pour le Centre et conseiller spécial de Mila Assouté, Christian Loubou, Secrétaire national à la stratégie, Samuel Bissignol, chargé de mission au Secrétariat national et Guy Tedoh, militant, révèleront après leur relaxe avoir été cuisinés par les éléments de la dst qui leur reprochaient la préparation d’activités subversives. Quant à eux, Martial Bongué et Bruno Ebélè sont retenus pendant le même laps de temps à la direction générale de la recherche extérieure (Dgre).

Le reste, soit 18 personnes, est gardé en salles de sûreté à la brigade de gendarmerie de Nlongkack à Yaoundé. A cette cinquantaine d’enlèvements, il faut peut être ajouter les dizaines de dénonciations qui parviennent au Messager, mais dont la preuve n’est pas administrée. Mais pour les cas avérés, c’est le même mode opératoire qui est employé : des personnes en civil se présentent avec force et autorité à ces opposants. Elles les embarquent sans décliner formellement leur identité. Les auditions qui s’ensuivent tournent autour des manifs illicites ou de projets de manifs illicites sans assistance judiciaire.
© Le Messager : Rodrigue N. TONGUE

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Burkina Faso : encore des coups de feu à Ouaga

(AfriSCOOP) — Des témoins ont affirmé avoir entendu des coups de feu dans la nuit de lundi, provenant de l’intérieur du camp de la Garde républicaine situé en plein cœur de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso.



Selon des sources jointes par AfriScoop dans la nuit de lundi à mardi, des militaires ont tiré en l’air et barré la route qui mène vers le camp de la Garde républicaine au centre-ville de Ouagadougou. Les mutins demanderaient le départ de leur chef et l’amélioration des conditions de vie et de travail dont le paiement de "la prime des honneurs" que perçoivent leurs camarades de la Garde présidentielle.

Ces troubles surviennent quelques semaines après la mutinerie des Crs (Compagnie républicaine de sécurité, police) dans plusieurs garnisons du pays.

Par ailleurs, des milliers d’étudiants ont manifesté lundi à Ouagadougou en solidarité avec les enseignants en grève depuis la semaine dernière pour appuyer des revendications salariales. Les protestataires ont brisé les vitres et mis à sac des bureaux du ministère de l’Éducation. Le même jour à Bobo-Dioulassou, des enseignants du secondaire, du supérieur et de la recherche ont observé un sit-in dans le but d’amener les autorités à satisfaire leur plate-forme revendicative.

Depuis janvier 2011, le régime de Blaise Compoaré fait face à des manifestations estudiantines et des mutineries dans plusieurs villes du pays occasionnant au moins six morts et 45 personnes blessées par balles. La plus importante est intervenue dans la nuit du 14 au 15 avril dernier au sein du Régiment de la sécurité présidentielle. Fin avril, M. Compoaré a procédé à la nomination d’un nouveau gouvernement dont il assume la fonction de ministre de la défense.

Arrivé au pouvoir il y a 24 ans à la faveur d’un coup d’État contre son ancien compagnon d’armes Thomas Sankara, Blaise Compaoré s’est fait réélire quatre fois avec plus de 80% des voix dans des scrutins contestés par ses opposants qui exigent son départ.


http://www.afriscoop.net/journal/spip.php?article3727


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24/05/2011

Audition de Iya Mohammed: Ce que recherchent les enquêteurs de la Direction de la police judiciaire

La convocation du président de la Fécafoot se situe dans le prolongement d’une enquête diligentée depuis 2005 par la Pj, consécutivement à une plainte du gouvernement camerounais. Iya Mohammed a brillé par son absence vendredi dernier au Boulevard du 20 mai à l’occasion du 39 ème anniversaire du Cameroun unifié. 24 heures plus tôt, le président de la Fécafoot s’était envolé pour l’Afrique du Sud, deux jours après une audition de plus de cinq heures à la sous-Direction des Enquêtes économiques de la direction de la Police judiciaire. Iya déférait ainsi, ce mardi 17 mai 2011, à une convocation à lui parvenue 48 heures plus tôt.
Des sources proches de l’enquête à la Pj, l’on se contente de dire que les auditions de mardi dernier impliquent le président de la Fécafoot et certains de ses collaborateurs - sans plus de précision, même si le nom de Tombi à Rocko, l’actuel Secrétaire général est avancé. Des enquêtes qui, précise une source, se situent dans le cadre d’une enquête plus générale diligentée depuis 2005 par les fins limiers de la Police judiciaire, à la suite d’une plainte déposée en 2005 par le gouvernement camerounais pour des faits de présomptions de malversations financières dans la gestion du président de la Fécafoot. Il s’agirait principalement de la gestion de la manne financière issue des participations des Lions indomptables aux différentes compétitions internationales, notamment aux six coupes du monde de football.

A l’occasion des premières auditions faites à la diligence de la Pj en 2005, Iya Mohammed et plusieurs responsables à divers niveaux de la Fécafoot et du Minsep, avaient été convoqués. Ainsi à l’enquête préliminaire et pour le compte de la Fécafoot, outre Iya Mohammed, Jean Réné Atangana Mballa, David Mayébi, Yombi Doff et Alioum Alhadji Hamadou seront entendus. Côté ministère des sports et de l’Education physique, entres autres responsables, Cecile Ngambi, ancienne championne d’Afrique des 100 m et ancienne directrice du développement des sports, avait été «exploitée». Dans la foulée des mêmes auditions, quelques anciens ministres des Sports et des Allemands de l’équipementier Puma avaient été également convoqués et interrogés comme témoins.

A la suite de ces auditions dans les locaux de la direction de la Police judiciaire à Yaoundé, le PV de l’enquête préliminaire sera transmis au Parquet qui devait se charger de l’instruction du dossier. Le procureur général près la Cour suprême s’en chargera. Dans son rapport d’enquête accablant pour la gestion de Iya Mohammed et rendu en mai 2005, le magistrat instructeur, Mvondo Evezo’o, fustigeait les dérives managériales et la gestion calamiteuse du président de la Fécafoot et ses collaborateurs. Ils étaient ainsi accusés d’avoir détourné de «grosses sommes d’argent au détriment de l’Etat du Cameroun, des milliards de Fcfa que les responsables de la Fécafoot et ceux des ligues régionales avaient dûment empochés». Ces sommes d’argent, accusait le rapport, avaient été «dissimulées ou détournées» par ces responsables qui usaient de «faux de cavalerie financière dans plusieurs banques…»

Evariste Menounga

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23/05/2011

Horrible journée : l'Afrique vient de perdre la Côte d'Ivoire. by Calixthe Beyala Francophonie on Sunday, May 22, 2011 at 1:17am

L'Afrique vient de perdre la Côte d'Ivoire, ce pays chatoyant, classé autrefois parmi les pays phares de l'Afrique, un pays modèle de tolérance réciproque, d'acceptation de l'Autre, un pays autrefois havre de paix dont l'évocation simple du nom, apportait le sourire aux lèvres de chaque africain.

L'Afrique vient de perdre la Côte d'Ivoire... Plus de nuance ni de doute ; ils étaient partis, ils étaient tous là, certains chefs d'Etats dépendant de la France ou par eux soumis par la crainte de subir les mêmes déboires que ...Laurent Gbagbo... apeurés de voir leur beau pays bombardé par la Licorne et autres Onu. Oui fortement ébranlés par les actes criminels de la Communauté Internationale au pays des élephants, oui fortement touchés mais repondant présent, car, le Furher Français Nicolas Sarkozy leurs avait intimé l'ordre de venir.

Et j'eus pitié de l'Afrique... Pitié de son peuple. Pitié pour son devenir. Pitié de nos chefs d'Etats si fastueux prisonniers. Oui des prisonniers de luxe et non des hommes libres de leur pensée ou de leurs actions. Que c'est malheureux, que c'est malheureux... Et ils écoutèrent sans ciller le discours méprisant et colonialiste du Furher, et certains fretillèrent comme des poissons en serrant sa si gracieuse odieuse main ... Et d'autres tout en courbettes et en salamecs ! Et tout çà dégageait une telle puanteur que la cour des miracles eût été un paradis en comparaison. Il eût bien quelques crispations des joues lorsqu'il fallut féliciter le gagnant de l'énorme forfaiture... J'eus l'impression que des mots sortaient des gorges saccadés ou sanglotants... Je pressentais que j'assisterai à une si puissante humiliation. Je craignais... Voilà que je la vivais comme une telespectatrice sensible aux films d'horreur.

" L'armée Française ne quittera jamais la Côte d'Ivoire ! conclut le Furher Sarzoky. Elle est là pour toujours. " Et ils applaudirent les Chefs d'Etats Africains à ces mots qui sonnaient la fin de l'indépendance de la Côte d'Ivoire... Une page de velleité d'independance qui se tournait... Et ouvrait nos yeux crispés sur l'occupation et la mise sous tutelle Française de cette autrefois République si belle.

J'etteignis la télévision, hagarde... Une toute petite satisfaction au fond de moi : tous les chefs d'Etats occidentaux avaient boudé la cérémonie de nomination, craignant sans doute d'être associés un jour au génocide. Sauf notre Furher... qui curieusement s'était éclipéa pour ne pas figurer sur la photo de famille avec les négrillons ! Peut-être avait-il évité que la postérité ne le condamne... Toujours est-il qu'il s était éclipsé, laissant ces Africains sourire aux caméras.

Voulant tout oublier de cette odieuse journée, je fermai les yeux et sursautai... Mon téléphone.

- Oui ? demandai-je.

- C'est moi, Calixthe. Sais-tu ce qui s'est passé à ....

- Non, retorquai-je.

- Toute la ville s'est recouverte de fumée. Le toit où est logé... s'est ouvert. Un fauteuil est descendu du ciel et s'est posé devant lui... Et toute la ville a eu si peur qu'elle s'est prosternée.

- C'est quoi ces insanités ? demandai-je.

Que d'inepties en une seule journée ! C'était trop pour ma personne. Alors, je choisis de m'évanouir.

11:47 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

L`armée française restera présente en Côte d`Ivoire

La France s`est engagée samedi à tout faire pour aider la Côte d`Ivoire à se relever de dix ans d`instabilité et de conflits et annoncé le maintien d`un contingent militaire dans son ancienne colonie.

Venu assister à la cérémonie d`investiture du nouveau président Alassane Ouattara, Nicolas Sarkozy a indiqué que cette présence se justifiait par la protection des quelque 12.000 Français installés dans le pays.

"Mais je veux que les choses soient claires entre nous. L`armée française n`est pas là pour assurer la stabilité de quelque gouvernement que cela soit, fût-il un gouvernement ami", a-t-il dit devant la communauté française d`Abidjan.

"L`armée française n`a pas vocation, c`est une nouvelle époque, à intervenir dans les affaires des Etats africains", a ajouté le président français en soulignant que le maintien d`une force militaire avait l`agrément des autorités ivoiriennes.

Nicolas Sarkozy, qui s`exprimait dans l`enceinte du camp de Port-Bouët, le quartier général de la force française Licorne déployée en Côte d`Ivoire, a rappelé que si celle-ci a contribué à la chute de l`ancien président Laurent Gbagbo, c`est "parce que la communauté internationale nous l`a demandé".

Traçant un parallèle avec la Libye, où la France est également engagée militairement, il a indiqué que celle-ci ne pouvait fermer les yeux sur des massacres de civils et qu`il s`agissait dans les deux cas de mettre en oeuvre un principe adopté en 2005 par l`Onu, "la responsabilité de protéger".

Licorne a vu ses effectifs passer de 900 à 1.700 hommes au plus fort de la récente crise ivoirienne et Paris n`a pas caché son intention d`en réduire rapidement le dispositif.

En maintenant des unités en Côte d`Ivoire, Nicolas Sarkozy revient sur sa décision de ne conserver qu`une base militaire française permanente en Afrique de l`Ouest, le choix s`étant porté l`an passé sur Libreville de préférenceà Dakar.

Il répond sans doute à un souhait du nouveau président ivoirien, en quête de soutiens extérieurs pour mener une refonte des forces de sécurité ivoiriennes traversées depuis la guerre civile de 2002-2003 par de profondes divisions Nord-Sud.

Côté économique, la France a déjà promis 400 millions d`euros de crédits pour permettre notamment à la Côte d`Ivoire de payer les salaires de ses fonctionnaires. Elle l`aidera aussi à renouer avec les institutions internationales.

Nicolas Sarkozy a indiqué qu`elle assumerait sa part dès que le pays autrefois le plus prospère d`Afrique de l`Ouest aura atteint le point d`achèvement de l`initiative en faveur des pays pauvres très endettés (IPPTE).

Celle-ci doit permettre l`effacement d`une partie, allant jusqu`à 50%, de la dette extérieure ivoirienne bilatérale, d`un montant de 12 milliards de dollars.

Paris a prévu dans ce cadre un "contrat de désendettement-développement" qui consiste à convertir des dettes en investissements dans le développement (éducation, santé, infrastructures), et ce pour deux milliards d`euros.

Nicolas Sarkozy a indiqué qu`Alassane Ouattara, qu`il a rencontré lors d`un petit déjeuner à Yamoussoukro, avait promis de se pencher sur le cas des entreprises qui ont subi des dégâts lors des manifestations anti-françaises de 2004.

Plus de 600 entreprises françaises, allant de grands groupes comme Bouygues ou Bolloré à de nombreuses PME, sont implantées en Côte d`Ivoire et la France est le premier partenaire commercial de son ancienne colonie.

Le président français a évoqué enfin le cas des quatre otages, dont deux Français, enlevés à Abidjan une semaine avant la chute de Laurent Gbagbo, qu`il veut croire "sains et saufs".

"On ne peut pas toucher à des citoyens français en toute impunité, ce ne serait pas juste", a-t-il dit.

"Ceux qui ont fait ça auront à rendre des comptes."

Par Reuters

11:18 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

Un millier de partisans de Laurent Gbagbo manifestent à Paris

PARIS - Un millier de personnes ont manifesté samedi soir à la Bastille à Paris pour marquer leur soutien à Laurent Gbagbo, l`ancien président de la Côte-d`Ivoire, alors qu`Alassane Ouattara a été solennellement investi le jour même président de la République, a constaté un
journaliste de l`AFP.

"Nous dénonçons le caractère de cette investiture qui est pour nous une comédie. Nous ne nous reconnaissons pas dans cette investiture et nous voulons témoigner notre soutien à Laurent Gabgbo que nous considérons toujours comme notre président", a affirmé à l`AFP Zap Krasso, président de Génération patriotes de France, l`une des associations représentée lors de ce rassemblement.

"C`est une mascarade derrière laquelle se cache la France", a-t-il ajouté.

Massés devant l`Opéra Bastille, les manifestants brandissaient des drapeaux de la Côte d`Ivoire et des photographies de Laurent Gbagbo et dansaient sur des musiques africaines.

"Libérez l`Afrique, libérez la Côte-d`Ivoire", scandaient certains.

D`autres prononçaient des slogans anti-Sarkozy.

La manifestation s`est terminée dans le calme vers 20h00 sous la surveillance d`une quarantaine de policiers.

Alassane Ouattara, 69 ans, a été solennellement investi président de la République de Côte d`Ivoire, samedi à Yamoussoukro, après six mois d`une crise post-électorale meurtrière.

L`ex-président ivoirien Laurent Gbagbo a été arrêté le 11 avril par les forces d`Alassane Ouattara.

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21/05/2011

Les dirigeants politiques et les scandales sexuels

Plusieurs personnalités politiques ont dû par le passé répondre devant la justice ou leurs instances politiques pour leurs comportements sexuels, comme cela pourrait arriver à l’actuel directeur général du Fmi, Dominique Strauss-Kahn.

Favori des sondages pour la candidature socialiste à la présidentielle française de 2012, DSK a été inculpé ce dimanche 15 mai d'agression sexuelle et de tentative de viol, après avoir été accusé la veille par une employée d'un hôtel de New York.

Revenu deux fois sur la scène
Le peuple américain aura attendu le 17 août 1998, date à laquelle, leur président, Bill Clinton reconnait avoir eu une « relation déplacée » avec Monica Lewinsky. Le 11 septembre, le rapport de la Commission mise en place par Kenneth Starr, procureur indépendant est rendu public. Il évoque des « informations substantielles » selon lesquelles M. Clinton a « menti sous serment » dans l'affaire Paula Jones, et a fait entrave à la justice dans l'affaire Lewinsky. Une procédure d' « impeachment » contre Bill Clinton est repoussée par les sénateurs le 12 février 1999.
Cette affaire avait été précédée en janvier 1998 par un autre scandale sexuel qui révélait une liaison qu'aurait entretenue le président Clinton dans le passé avec une jeune femme, Paula Jones. Mais l'affaire se centre sur une autre liaison, que Bill Clinton aurait eue, alors qu'il épuisait son premier mandat à la tête des Etats unis avec Monica Lewinsky.

20e enfant d’une relation extraconjugale
Ici, en Afrique du Sud, l’affaire Strauss Kahn a une résonance particulière. En novembre 2005, Jacob Zuma est accusé de viol par une jeune femme de 31 ans. En février 2010, Le chef de l’Etat sud africain a annoncé la naissance de son 20ème enfant avec Sonono Khoza, 39 ans, la fille d’Irvin Khoza, président du Comité local d’organisation de la Coupe du monde de football organisée en juin 2010 en au pays de Nelson Mandela. Cette annonce intervenait un mois après son cinquième mariage. Cette attitude avait alors amené l’opposition sud africaine à traiter Zuma d’avoir un comportement irresponsable qui discrédite le travail de lutte contre le Sida. Le Congrès national africain (ANC) cependant, a pris sa défense. Considérant qu’il s’agissait d’une « affaire privée » soutenant qu’il n’y a rien de honteux quand deux adultes ont une relation. Elu en mai 2009, 'actuel président sud-africain Jacob Zuma avait déjà été acquitté du viol d'une jeune femme séropositive le 8 mai 2006.

Il écope de 7 ans de prison
Le 22 mars 2011 le président israélien a été condamné par un tribunal de Tel-Aviv à sept ans de prison ferme et deux ans de prison avec sursis. Il a interjeté appel contre ce jugement. Le 30 décembre 2010 déjà, Moshé Katzav é été reconnu coupable de deux viols sur une de ses subordonnées à l'époque où il était ministre du Tourisme dans les années 1990. Il a en outre été reconnu coupable de deux « actes indécents », dont un avec usage de la force, et de harcèlement sexuel contre trois de ses employées au ministère du Tourisme puis à la présidence après son élection en 2000. Il a démissionné en juin 2007 à la suite d'un scandale sexuel. Inculpé le 19 mars 2009, il avait plaidé non coupable. Des dizaines de témoins et les parties civiles ont été entendues depuis à huis clos. L'ex-président n'a désormais plus le droit de quitter Israël et a été contraint de remettre son passeport aux autorités. La presse avait été la première à faire des révélations sur les comportements déviants de l'ex-président en 2006. Le procès ouvert connaîtra de multiples rebondissements.

Le pasteur accusé de sodomie
A la fin des années 90, l'ancien président zimbabwéen (1980-1987), Canaan Banana, a défrayé la chronique pour un scandale sexuel. L'affaire avait éclatée en février 1997, lors du procès pour meurtre de Jefta Dube, policier et ancien garde du corps de Banana. Un témoin avait alors raconté à la barre que l'ex-président avait violé et sodomisé son garde du corps pendant trois ans. Canaan Banana avait formellement démenti ces accusations. Mais en mai 1997, une douzaine d'étudiants de l'université du Zimbabwe, où Banana avait enseigné entre 1938 et 1988, l'ont aussi accusé de viol. D'autres accusations ont suivi, lancées par des policiers, cuisiniers, footballeurs... Le pasteur méthodiste est déclaré coupable pour près de 11 crimes, dont des « actes sexuels non naturels », en 1998. Il s'enfuit alors, convaincu que Mugabe organise sa mort. En janvier 1999, il retourne au Zimbabwe, après avoir rencontré Nelson Mandela. Il est condamné à 10 ans de détention, mais ne purge que deux années de prison. En 2001, il est relaxé et décède deux ans plus tard de suites d'un cancer.

Stéphanie Dongmo


Accusé de sodomie
Le premier ministre malaisien devenu chef de l'opposition, Anwar Ibrahim, a été accusé de sodomie à l'encontre d'un ex-conseiller en juin 2008. Le chef de l’opposition malaisienne Anwar Ibrahim, a plaidé «non coupable» lors de son procès à Kuala Lumpur, tandis que l’accusation a affirmé détenir des preuves à charge. Des charges qu’Anwar Ibrahim a jugées inventées par des forces politiques qui utilisent l’accusation à leurs fins. La veille du procès, Anwar avait mis en cause l’actuel Premier ministre Najib Razak, qu’il veut faire témoigner à son procès. Les procureurs ont affirmé mercredi détenir des éléments prouvant l’acte sexuel entre l’accusé et l’un de ses ex-collaborateurs, des traces ADN du sperme de M. Anwar ayant été découvertes au cours de tests médicaux menés sur Mohamad Saiful Bukhari Azlan, 24 ans, ancien assistant ayant déposé plainte contre l’homme politique.

Plusieurs scandales sexuels
Pas de film sur les parties fines de Berlusconi». C’est le titre du réalisateur italien Marcho Bellochio et dont le scénario a été réalisé par Andy Casanova et Silvio Bandinelli. Le chef du gouvernement italien âgé de 74 ans, est accusé d'avoir rémunéré les prestations sexuelles d'une mineure, la Marocaine Karima el-Mahroug, surnommée Ruby, de février à mai 2010 et d'avoir fait pression sur la police de Milan pour la faire libérer après son interpellation pour un larcin. Son procès entamé le 6 avril 2011, doit reprendre le 31 mai. Le premier ministre italien est impliqué dans plusieurs scandales sexuels.

Contraint de retirer sa candidature
Gary Hart était pourtant le grand espoir du parti démocrate américain. En mai 1987, il annonce officiellement sa candidature à la Maison Blanche afin de succéder Ronald Reagen. Mais il est rattrapé par une révélation du Miami Herald qui l’accuse d’avoir passé une nuit en compagnie d'un jeune mannequin, à l'insu de sa femme. Au départ, Hart nie en bloc ses accusations. Puis il va déclarer que la vie privée des hommes politiques ne regarde personne. Le scandale est toutefois tel qu'il retire sa candidature et quand. Mais sept mois plus tard, il revient dans la course et finit bon dernier des sept candidats démocrates. Cette élection qui s’est déroulée précisément le 21 novembre 1988 a été remporté par avait été remportée par George Bush père élu 41ème président et des Etats unis.

Le Jour quotidien

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