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11/05/2011

Côte d’Ivoire :Pourquoi Ouattara est mal parti

Écrit par Adrien Hart


Appui trop voyant de Paris, Soro trop puissant, tueries dans l’ouest et maintenant assassinat d’IB. La présidence d’Alassane Ouattara est décidément mal partie.

Il promettait la paix et la réconciliation à une Côte d`Ivoire traumatisée par une décennie de crise politico-militaire. Mais pour Alassane Ouattara, difficile vainqueur de la présidentielle de novembre, le chemin menant au palais présidentiel est jonché de cadavres.


IB trop gênant

Ibrahim Coulibaly dit «IB» gênait. Cet ancien putschiste, grand rival du tout-puissant Premier ministre Guillaume Soro, estimait à juste titre avoir contribué à la chute de Laurent Gbago. A la tête du «commando invisible», il a enclenché une guérilla urbaine dans Abidjan, la grande métropole peuplée de 5 millions d’habitants.

Ses combattants –«invisibles» car se fondant dans la population, souvent originaires du Nord du pays– ont dès le début de l’année choisi la confrontation avec les militaires de Gbagbo, alors que Ouattara et Soro, retranchés dans l’Hôtel du Golf d`Abidjan, donnaient du temps au temps, se refusant à faire parler les armes, face à un Gbagbo obstiné, de plus en plus isolé mais toujours aux commandes.

Le «commando invisible» a d’abord fait parler de lui à Anyama et surtout Abobo, dans la banlieue nord d’Abidjan. «Abobo la guerre», immense quartier spontané, en grande partie un bidonville de plus d’un million d’habitants. C’est là qu’a débuté la «bataille d’Abidjan». L’armée de Gbagbo n’a rien pu faire. Elle a d’abord perdu le contrôle de la rue, se regroupant dans le camp commando.

Les blindés légers parcouraient à toute vitesse les rues poussiéreuses en tirant à l’aveuglette à la kalachnikov et à la mitrailleuse. Les mortiers, installés en périphérie du quartier, tiraient au hasard. Des obus sont tombés sur un marché. Sur des habitations. Les civils étaient les premières victimes.

Puis le commando invisible a pris la quasi-totalité d’Abobo et d’Anyama, débordant alors sur les quartiers plus résidentiels d’Adjamé et de Cocody. Déjà, certains observateurs faisaient remarquer que ces combattants bardés de gris-gris étaient davantage anti-Gbagbo que pro-Ouattara.

Selon certaines versions, les hommes d`IB ont même essayé de «doubler» les forces pro-Ouattara, arrivées aux portes d’Abidjan. Le «commando invisible» aurait pris la Télévision d’Etat RTI et marché sur le palais présidentiel au Plateau, avant même que les Forces républicaines d`Alassane Ouattara n’entrent dans Abidjan…

Mais ils auraient été repoussés par les forces de Gbagbo et n’auraient guère reçu de soutien du ministre de la Défense du président Ouattara, un certain Guillaume Soro. Après la victoire finale, IB a réclamé sa part du gâteau.

Il aurait pu être arrêté, il a été tué.

Duékoué, le cauchemar

Que s’est-il passé à Duékoué pendant la prise par les forces pro-Ouattara de ce grand carrefour de l’Ouest, le 29 mars? Mais aussi juste avant et juste après? Il y a eu des centaines de morts, environ 800 selon plusieurs Ong, dont Amnesty et Human Rights Watch (Hrw).

Les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci), qui en quelques jours seulement ont pris le contrôle de la moitié Sud du pays, ont «dérapé» dans l’Ouest , notamment à Duékoué.

Avant la chute de la ville, les milices pro-Gbagbo aidées de mercenaires libériens ont attaqué les populations originaires du Nord et les ressortissants du Burkina et du Mali, nombreux à travailler dans les plantations de cacao.

Mais la prise de la ville s’est ensuite accompagnée de centaines de morts, notamment dans le quartier Carrefour, dans l’ouest de Duékoué. Les victimes étaient essentiellement des Guéré, ethnie réputée favorable à Gbagbo.

Les forces

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dirigées par Soro se sont défendues: elles ont reconnu que des personnes avaient été tuées, notamment par leurs combattants, mais assuré qu’il s’agissait de miliciens et non de civils. Plusieurs témoignages recueillis par des défenseurs des droits de l’Homme font toutefois état de femmes et d’enfants parmi les victimes…

Les exactions commises à Duékoué sont considérées comme des crimes de guerre et donc passibles de la Cour pénale internationale (Cpi). Le président Ouattara a promis que justice serait faite, que les coupables seraient arrêtés.

Aujourd’hui encore, 30.000 personnes terrorisées s’entassent dans des conditions sanitaires déplorables à la Mission catholique de Duékoué. Parmi eux, des Guéré qui ont peur de rentrer chez eux. Mais aussi des miliciens craignant à raison une justice expéditive.

Pourtant, le chemin de la réconciliation passe par Duékoué. Si le président Ouattara ne punit pas les criminels dans ses propres rangs, l’Ouest ivoirien risque de lui échapper.

« French touch »

Sans l’appui militaire de la France, agissant sous mandat de l’Onu, Ouattara n’aurait pas gagné la «bataille d’Abidjan». Ses forces, qui ne disposaient par d’armes lourdes, qui opéraient sur un terrain qu’elles ne connaissaient pas ou prou, butaient sur le dernier carré de combattants de Gbagbo, un mélange de troupes d’élite, de mercenaires et miliciens qui se sont battus avec l’énergie du désespoir pour protéger le bunker présidentiel.

Ils avaient notamment un avantage de taille, des véhicules blindés légers qui «explosaient» les pick-up armés de mitrailleuses des forces pro-Ouattara. L’assaut final traînait en longueur. Il a fallu les missiles des hélicoptères de la force française Licorne et de la mission onusienne (Onuci) pour ouvrir des brèches dans lesquelles les hommes de Soro se sont engouffrés.

Mais combien de temps le président Ouattara, affublé pendant quatre mois du qualificatif «reconnu par la communauté internationale», mettra-t-il pour faire oublier qu’il est arrivé au palais présidentiel dans les valises de la force Licorne. La «French Touch» ne sera pas facile à effacer. Elle a été trop décisive dans la victoire finale.

Super Soro

Mais l’autre problème de Ouattara, ce ne sont pas les Français. C’est son propre Premier ministre, ministre de la Défense, homme tout-puissant, homme redouté. Guillaume Soro. Qui n’a pas 40 ans.

Autant Ouattara a une image de technocrate, figé dans une posture présidentielle, qui l’éloigne du peuple. Autant Soro est charismatique, sait parler au peuple. Il a donné à Ouattara la victoire des urnes. Cela n’a pas suffit. Il lui a donné la victoire militaire, lui l’ancien chef rebelle qui a mené ses troupes jusqu’à Abidjan.

Soro a gagné la guerre mais ne sera pas l’homme de la paix. C’est un classique de l’histoire contemporaine. Churchill a résisté puis a battu Hitler. Mais les électeurs l’ont boudé ensuite. Comme le général De Gaulle.

Les jours de Soro comme Premier ministre sont donc comptés. Ouattara doit satisfaire son autre allié, Henri Konan Bédié. Le prochain chef de gouvernement sera en conséquence issu de son camp.

Mais que faire de «Super Soro»? Créer un poste de vice-président? Pourquoi pas. Mais quel chef d’Etat aimerait avoir comme numéro 2 un homme si puissant, si jeune, si ambitieux?

L’exclure du pouvoir? Cela serait dangereux. Soro s’est habitué aux ors de la République d’un pays qui, malgré la crise, reste le plus riche de l’Afrique de l’Ouest francophone.

Que faire de Soro? Pour le président Ouattara, c’est la question numéro un. La réponse ne devra pas tarder, elle devra être claire. Elle déterminera l’avenir du pays. Elle dira si le «miracle ivoirien» est toujours possible ou si le cauchemar continue.

10:51 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

Crise Ivoirienne: Alain Juppé traîne un Camerounais en cour

Un étudiant de 26 ans d’origine camerounaise répondra de ses actes devant la justice française. Motif : Il a laissé un message sur le compte facebook d’Alain Juppé, ministre des affaires étrangères. Cette ingérence à Abidjan est intolérable ! Après ça, faudrait pas s’étonner qu’il y ait des attentats en France ! C’est en substance ce commentaire, qui a déclenché, début avril, à Paris, une enquête judiciaire au plus haut niveau et concrétisée cette semaine à Montpellier.

Saisie par le parquet de Paris pour "association de malfaiteurs en vue d’une entreprise terroriste", la brigade criminelle a aussitôt mobilisé ses experts informatiques, afin d’identifier l’auteur de ces menaces virtuelles à peine voilées. Car la période était sensible : les propos visaient l’intervention des troupes françaises, agissant sous mandat de l’Onu en Côte d’Ivoire, afin de capturer Laurent Gbagbo et d’établir au pouvoir le président élu Alassane Ouattara. Dans les semaines suivantes, le contexte international n’a fait que continuer à exposer le ministre des Affaires étrangères avec l’intervention militaire française en Libye et l’attentat tuant des Français à Marrakech.

Mercredi, au lendemain de l’annonce de la mort de ben Laden, des policiers de la section anti-terroriste (SAT) de la brigade criminelle, arrivés depuis peu à Montpellier, passent donc à l’action, assistés de la PJ de Montpellier. À l’aube, ils investissent le domicile d’un couple, qui est placé en garde à vue.Car c’est depuis leur ordinateur qu’a été posté le commentaire litigieux.Très vite, la jeune femme est mise hors de cause, tandis que son compagnon passe aux aveux. Âgé de 26 ans et originaire du Cameroun, cet étudiant reconnaît être l’auteur des propos controversés. "Il dit avoir agi sur un coup de colère", précise une source proche du dossier.

Pendant deux jours, il est longuement interrogé sur son parcours, ses convictions politiques, ses relations. Jusqu’à ce que les enquêteurs conviennent qu’"il n’a pas le profil d’un “terro” : pas de réseau, de passé et de connections". Hier après-midi, le parquet anti-terroriste de Paris s’est donc dessaisi de cette enquête retombée dans le droit commun, pour la confier au parquet de Montpellier. "Cela s’est emballé pour des raisons de sécurité que l’on peut comprendre dans le contexte actuel, mais cela s’est dégonflé très vite, nuance Me Sabine Ngo, qui a assisté l’étudiant pendant sa garde à vue. C’est un garçon avec un bon niveau d’étude, une réflexion politique, mais qui n’a pas mesuré les conséquences d’un tel acte."

L’étudiant devrait être présenté ce 6 mai au parquet de Montpellier, qui devrait décider des suites à donner à cette enquête désormais reclassée en "fausse alerte". Une comparution immédiate ? "On est dans le domaine de la liberté d’expression, peut-être qu’un rappel à la loi suffirait pour ces propos malheureux", soupire l’avocate montpelliéraine. Réponse aujourd’hui


Journal du Cameroun

10:41 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

10/05/2011

Le président Blaise COMPAORE de plus en plus acculé

Selon les analystes de l’Afrique de l’Ouest, le président Blaise Compaoré est de plus en plus acculé et doit adopter une série de réformes urgentes afin d’éviter de nouvelles vagues d’agitation dans le pays.

Lors du dernier soulèvement, les 27 et 28 avril, la police a tiré des coups de feu en l’air dans la capitale, Ouagadougou, et dans la deuxième plus grande ville, Bobo-Dioulasso, à l’ouest du pays. Elle demandait l’application du nouveau régime de salaires approuvé cette année par le Parlement. Le 27 avril, les gérants de magasins de Koudougou, dans le centre-ouest, ont manifesté et mis le feu à la maison du maire, à une partie du marché local et au siège de l’armée. Plus tôt ce mois-ci, des soldats de la capitale ont manifesté contre l’inégalité salariale.

Des spécialistes ont dit à IRIN qu’ils n’étaient pas surpris par les violences, étant donné que le mécontentement croissant des habitants était resté sans réponse.

« Il fallait s’attendre à une crise », a dit Alexander Ouedraogo, secrétaire permanent du Centre d’études stratégiques de l’Afrique (CESA) au Burkina Faso. « Nous avons été témoins d’impunité et de détournements de fonds et nous avons vu les officiers supérieurs s’en mettre plein les poches alors que le reste de la population souffre. Mais le gouvernement n’a pas écouté », a-t-il dit.

M. Compaoré, qui s’est autoproclamé ministre de la Défense, s’est engagé à satisfaire les demandes d’augmentation salariale des officiers de l’armée et à essayer de trouver une solution aux problèmes soulevés par les syndicats révoltés par le coût élevé de la vie. Il se réunit cette semaine avec des officiers et des représentants des syndicats.

Idiatou Bah, directrice de recherche sur la gouvernance politique à l’Open Society Initiative for West Africa (OSIWA) à Dakar, a dit que c’était la première fois que M. Compaoré semblait « ébranlé ».

« [M.] Compaoré a toujours été le médiateur et le pacificateur de l’Afrique de l’Ouest, mais son image est ternie et il ne semble plus aussi fort qu’avant, tant dans son pays que dans l’ensemble de la région », a-t-elle dit à IRIN.

La « dangereuse initiative » qu’il a prise en s’autoproclamant chef de la défense le 21 avril dernier prouve son malaise, a-t-elle ajouté.

Contexte

Les 14 et 15 avril, les militaires de la garde présidentielle ont ouvert le feu dans le palais présidentiel situé à Ouagadougou. Deux autres régiments se sont ensuite joints à eux. Ils sont descendus dans la rue et ont tiré sur les maisons des officiers supérieurs, et notamment sur celles de l’ancien chef de l’armée et du ministre de la Défense de l’époque.

Les soldats demandaient une augmentation de leur indemnité journalière de 1 300 francs CFA (2,60 dollars) à 1 500 francs CFA (3 dollars) et le démantèlement de la hiérarchie militaire.

Le président a alors décidé de remanier son gouvernement. Le 18 avril, il a nommé un nouveau premier ministre, Luc-Adolphe Tiao, qui s’est engagé à répondre aux revendications des soldats dans les limites du budget actuel.

Depuis que les soldats ont pris les armes, les 22 et 23 mars 2011, les divisions entre les échelons supérieurs et inférieurs de l’armée se sont creusées, car les officiers subalternes ont l’impression d’avoir obtenu moins de bénéfices que leurs supérieurs, a dit Marius Ibriga, professeur de droit à l’université de Ouagadougou.

Les gérants de magasins et les propriétaires d’entreprises de Ouagadougou ont à leur tour exprimé leur colère suite au pillage et à la destruction de leurs propriétés. Le gouvernement s’est engagé à allouer des fonds à la réparation de ces propriétés.

Une coalition, menée par Tollé Sagnon, a été formée il y a quelques années pour combattre la montée des prix. Le 8 avril, des milliers de personnes ont manifesté dans les rues de Ouagadougou pour réclamer une amélioration de leurs conditions de vie et la fin de l’impunité.

Le coût de la vie a nettement augmenté en 2008 et n’a pas diminué depuis. Selon M. Sagnon, un litre d’huile coûtait auparavant 1,77 dollar et s’élève maintenant à 2,77 dollars ; le kilo de riz coûtait 44 cents en 2007 et s’élève maintenant à 94 cents. « Nos préoccupations ont atteint un point critique et nous l’avons expliqué à [M.] Compaoré », a dit M. Sagnon à IRIN.

La coalition a également demandé que les arriérés de salaires correspondant aux promotions de 2006 soient acquittés et que les frais de consultation médicale soient réduits. En 2011, le gouvernement a augmenté les frais de consultation des hôpitaux publics de quatre à six dollars. Selon la Banque mondiale, le revenu moyen est de 1,41 dollar par jour.

Marge de manœuvre

Selon M. Ouedraogo, du CESA, le président dispose toujours d’une certaine marge de manœuvre, à condition qu’il mette fin à l’impunité et s’attèle aux problèmes économiques du pays. Les six principaux partis d’opposition, qui ne s’accordent pas sur les messages à faire passer et les politiques à suivre, ne représentent pas une concurrence sérieuse pour le gouvernement.

Mais d’après Mme Bah, de l’OSIWA, M. Compaoré doit entreprendre une réforme plus profonde du secteur de la sécurité. « Le pays a besoin d’une réforme profonde du secteur de la sécurité — de son armée, de sa gendarmerie et de sa police. Ce secteur est trop lourd et s’il était réduit, le gouvernement pourrait libérer des fonds pour régler d’autres problèmes sociaux ».

Plutôt que d’essayer de consolider davantage son pouvoir, le président devrait passer la main en 2015, a dit Mme Bah. L’opposition craint que M. Compaoré amende la constitution pour pouvoir se représenter en 2015.

Les analystes estiment que le gouvernement doit également régler les problèmes d’impunité. En février, des étudiants ont manifesté contre la mort de leur camarade Justin Zongo dans des circonstances obscures à Koudougou, dans le centre-ouest du pays. Si les autorités disent qu’il est décédé d’une méningite alors qu’il était en détention, les étudiants estiment pour leur part qu’il est mort à la suite de mauvais traitements. Deux policiers ont été incarcérés dans le cadre de cette affaire. Les étudiants sont de nouveau descendus dans la rue début avril et ont mis le feu à la maison du premier ministre sortant et au siège du parti au pouvoir à Koudougou.

Il est déjà arrivé qu’un soulèvement populaire renverse un président. En 1966, Maurice Yameogo a été forcé de démissionner suite à des manifestations des syndicats ayant conduit à un coup d’État militaire.

AFRIK.COM

12:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

Décryptage: Des leçons que dicte la mort d’Oussama Ben Ladin

L’ennemi N°1 des États Unis d’Amérique a été traqué et tué dimanche 1er avril au cours d’une mission Commando des Forces spéciales américaines près d’Islamabad, au Pakistan. Au delà de l’euphorie, la mort du leader du réseau terroriste Al Qaeda se saurait être la fin du terrorisme.
Selon bons nombres d’observateurs, Barack Obama doit connaitre un temps de répits à la tête des USA après la mort d’Ossama Ben Laden. Le président américain a, quelque temps après, annoncé sa mort au cours d’une allocution solennelle à la Maison Blanche. «Je suis en mesure d`annoncer aux Américains et au monde, a-t-il triomphalement déclaré, que les États-Unis ont mené une opération qui a tué Oussama Ben Laden, le dirigeant d`Al-Qaïda, un terroriste responsable du meurtre de milliers d`innocents. Ben Laden a été tué à Abbottabad, une ville située au nord d`Islamabad. Justice est faite.» Pour d’autres, Barack Obama, à travers cette traque heureuse pour les États Unis est prêt à rempiler au second mandat.

Mais au-delà de cette liesse populaire que suscite la mort du leader du réseau terroriste Al-Qaida, l’on ne doit pas perdre de vue qu’il ne s’agit que de la mort d’un individu, même si le raid américain fait u bilan de cinq morts, dans un bastion terroriste très élargi dont les tentacules se retrouvent pratiquement sur toute la planète et hautement fourni en armement et stratèges. D’ailleurs, le président américain n’a pas perdu de vue cette donne lorsqu’il prévient ses compatriote que la nébuleuse terroriste pourrait toujours s’attaquer aux États-Unis, malgré la mort de son chef.
Même si l’on salue cet assaut de l’Armée américaine, à l’issu duquel Oussama Ben Laden a été tué au Pakistan, dans une grande résidence gardée et sécurisée à deux heures au nord d`Islamabad alors qu`on le croyait terré dans un bunker dans les montagnes, vers la frontière afghane, des supputations sont enregistrées notamment sur le choix d’immergé les restes de Ben Laden en mer.

En effet, des officiels du Pentagone ont indiqué que le leader d`Al-Qaïda avait été tué par une balle à la tête, et que son corps avait été immergé «en mer». Les raisons de ce choix n`ont pas été précisées : sans doute pour éviter qu`une tombe ne devienne un lieu de culte
pour les disciples de Ben Laden. Alors que les uns doutent sur l’authenticité de l’annonce de sa mort, d’autres voient en cet acte la profanation des rites et traditions musulmans et auraient préférés que le corps de Ben Laden soit remis aux dignitaires musulmans pour enterrement.
La mort de celui qu’on présentait comme l’ennemi public n°1 des États-Unis, tiennent à préciser des responsables américains, met fin à 10 ans de traque après les attentats du 11 septembre 2001.

Ben Laden neutralisé, que reste-t-il d`Al-Qaïda? Les observateurs pensent que l`organisation devrait être remplacée par son stratège, Ayman al-Zawahiri, jugé toutefois moins charismatique. Mais celle-ci n`a jamais été centralisée. En Afghanistan, Al-Qaïda n`est pas en première ligne contre l`Otan, laissant ce rôle aux Talibans. Reste une branche active dans le sahel, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui détient en otage plusieurs Français et des dizaines de groupes «franchisés» se réclamant de l`idéologie d`Al-Qaïda mais agissant de façon autonome.

Au Cameroun, il est urgent de renforcer des mesures sécuritaires. Car, si l’implosion du pays est en partie étouffée sur le plan politique, il n’en demeure pas moins que l’extrémisme religieux et le radicalisme des uns, couplés à la recrudescence de nouvelles églises dites réveillées, peut enclencher des tensions sociales lourdes de conséquences. Sur un plan géostratégique, le Cameroun compte parmi les pays africain où les investissements français sont énormes. En redoutant des représailles que pourraient organises les partisans de Ben Laden contre les ressortissants des pays occidentaux, comme la France, on peut toujours s’entendre à des exactions. De plus, alors qu’on parlait déjà de la présence des Boko Haram dans le triangle national, il est urgent de renforcer le dispositif afin de traquer ces groupes Salaffistes pro Al Qaida, dont les discours enflammés sont déjà enregistrés.

L’État Camerounais, dans cette logique, a d’ailleurs été conforté par l’Assemblée nationale par une loi permettant de mieux outiller les services en charge des questions de sureté et de sécurité. L’organisation des échéances électorales à venir passe aussi par là.


Azize MBOHOU
Camerounlink.net

11:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

07/05/2011

LE RIDICULE NE TUE PAS LE NEGRE

J'ai été très amusé hier de voir M. Alassane OUATTARA prêter à nouveau serment pour donner une autre connotation à son putsch. Il semblait être très fier de lui à tel enseigne qu'il a même servi un bon baisé à la joue de sa femme, comme pour dire que des milliers d'ivoiriens décédés n'ont pas altéré son degré d'affection vis à vis de sa femme et que la vie est belle dans le meilleur des mondes.

Le sourire du couple OUATTARA en disait long, encore qu'il a donné rendez-vous à Yamoussoukro où le Champagne coulera à flot. Cette posture m'a fait penser au roman du feu Leopold Ferdinand OYONO qui s'intitule " le Vieux nègre et la médaille" que je vous conseille de lire à tout prix pour comprendre la profondeur de celui-ci.

Laurent GBAGBO a marqué l'histoire, n'en déplaise à certains. Et depuis bientôt 4 mois, beaucoup de nouveaux nés en Afrique portent fièrement ce nom.

Vive l'Afrique libre

14:38 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

06/05/2011

Les zones d`ombre autour de la mort de Ben Laden



Pourquoi aucune photo du cadavre de Ben Laden n`a été dévoilée au public? Le Pakistan l`a-t-il protégé ? Les États-Unis avaient-ils prévu de le tuer? Retour sur les principales interrogations après la mort du leader d`al-Qaida.

• Ben Laden a-t-il été protégé par le Pakistan?
Comment Ben Laden a-t-il pu vivre dans un complexe sécurisé situé à quelques encablures d`une académie militaire formant de haut-officiers de l`armée pakistanaise ? Au lendemain de la mort du leader d`al-Qaida, la question d`une possible complicité du Pakistan est centrale.

Dans une tribune publiée dans le Washington Post, le président du Pakistan, Asif Ali Zardani défend son pays. «Nous avons pris notre part du travail» dans l`arrestation de Ben Laden, écrit-il. «Il n`était jamais là où nous avions prévu qu`il serait, mais maintenant il est parti.»

L`ambassadeur pakistanais aux États-Unis a annoncé qu`une «enquête complète» allait être lancée. «Il est évident que Ben Laden disposait d`un réseau de soutien. Toute la question est de savoir si ce réseau se trouvait au sein du gouvernement, de l`Etat pakistanais ou de la société pakistanaise», a expliqué Hussain Haqqani sur la chaîne CNN.

Pour Christophe Jaffrelot, chercheur au CNRS,«cet épisode nous montre à quel point le Pakistan est impliqué dans les réseaux islamistes», a-t-il affirmé sur France Inter. Certaines théories affirment que le Pakistan aurait «lâché» Ben Laden pour que les États-Unis quittent plus vite l`Afghanistan. Ainsi, le Pakistan aurait les mains libres pour étendre son influence dans le pays.




• Les États-Unis avaient-ils prévu de tuer Ben Laden durant l`opération?
Lors de son discours annonçant la mort du leader d`al-Qaida, le président Barack Obama a affirmé avoir «autorisé une opération destinée à capturer Oussama Ben Laden et à le présenter devant la justice». La réalité est bien plus nuancée. Selon différents responsables de la sécurité nationale américaine, l`opération prévoyait bel et bien la mort de Ben Laden s`il opposait une résistance. «Il s`agissait d`une opération pour tuer. Mais s`il avait sorti le drapeau blanc pour se rendre, il aurait été capturé vivant», explique un officiel américain.

John Brennan, le conseiller de Barack Obama sur l`antiterrorisme, a confirmé cette version au New York Times. «Si nous avions eu la possibilité de capturer Ben Laben vivant, s`il n`avait pas présenté de danger, les membres du commando étaient capables de l`appréhender». Mais l`hypothèse d`un Ben Laden se rendant sans difficulté aux Américains apparaissait hautement improbable lors de la préparation de l`opération.

• Pourquoi aucune photo du cadavre n`a été diffusée par les autorités américaines?
Officiellement, les autorités américaines hésitent à rendre publiques les photos de la dépouille de Ben Laden car les images seraient difficiles à voir. Selon un membre du Congrès, le visage du commanditaire du 11-Septembre serait cruellement défiguré et les chaînes de télévision pourraient craindre de choquer leur audience. D`après le présentateur du JT d`ABC Jeffrey Schneider, il serait néanmoins possible de montrer la photo à une distance suffisante pour ne pas heurter le public.

Autre argument avancé par le député républicain Mike Ogers, qui préside la commission sur les renseignements américains : «Nous voulons être sûrs de préserver la dignité d`Oussama Ben Laden, afin d`éviter de créer des incidents dans le monde.» Néanmoins, Joe Lieberman et Susan Collins, membres du Comité du Sénat sur les questions de sécurité intérieure, ont affirmé que le gouvernement devrait rendre publiques les photographies afin de faire taire les sceptiques. «Certains vont faire croire qu`il est toujours vivant. Nous pouvons l`éviter en publiant des photos, des vidéos ou bien le résultat du test ADN», estime Susan Collins.

• D`où vient la fausse photo du cadavre diffusée par les médias?
Le photomontage, associant le visage de Ben Laden avec celui d`un véritable cadavre, a été diffusé lundi par la chaîne de télévision pakistanaise Geo TV, avant d`être reprise par des télévisions et des sites du monde entier. Si l`auteur du montage n`est pas encore connu,

Les plus lus cette semaine cette image avait déjà circulé à plusieurs reprises sur Internet au cours des dernières années.

La première trace du montage remonte au 6 novembre 2010. La photo apparaît dans un billet publié sur le blog d`un soldat américain à la retraite. Il affirmait dans son billet que Ben Ladent était mort depuis décembre 2001 et s`interrogeait sur l`intérêt politique de cacher cette information au grand public. L`image et l`argumentaire sont repris en avril 2011 sur un blog français.

Mais la chaîne pakistanaise Geo TV n`a pas expliqué comment le photomontage est tombé entre ses mains.

• Pourquoi les États-Unis ont-ils choisi l`immersion du corps de Ben Laden?
Après avoir été enlevé du complexe sécurisé par les forces spéciales américaines, le corps de Ben Laden a été immergé en mer d`Oman. Les autorités américaines affirment avoir respecté les règles de l`islam, en lavant le corps et en l`enveloppant d`un linceul blanc. Le cadavre fut ensuite placé dans un sac lesté, et descendu en mer à l`aide d`un des ponts élévateurs du navire après qu`un officier a lu des paroles religieuses qui ont été traduites en arabe par un interprète.

Selon des hauts responsables américains, l`immersion a été choisie pour deux raisons. La principale est d`éviter de créer une tombe qui aurait pu se transformer en lieu de pélerinage pour les jihadistes. La seconde est qu`il aurait fallu trop de temps avant de trouver un pays qui accepte d`enterrer le corps, alors que le rite musulman exige que les cadavres soient inhumés en moins de 24 heures.

Le choix de l`immersion fait néanmoins débat au sein des autorités musulmanes. Cette initiative «est en contradiction avec l`ensemble des valeurs religieuses et du droit humain», affirme la mosquée de l`université d`Al Azhar, au Caire, considérée comme la plus haute autorité de l`islam sunnite. «On doit honorer les morts en les inhumant». A contrario, la direction du Conseil pour les relations américano-islamique (CAIR), la plus importante organisation représentative des musulmans aux États-Unis, a affirmé que l`immersion n`était qu`un «détail anecdotique».

• La torture a-t-elle été utilisée pour obtenir des informations ?
Les États-Unis ont retrouvé la trace de Ben Laden en apprenant l`existence d`un messager auprès de qui il se trouvait certainement car il avait une entière confiance en lui. Cette information a été dévoilée par Khalid Sheikh Mohammed, le cerveau présumé des attentats du 11-Septembre, selon un ancien responsable de la sécurité nationale américaine.

Or, Khalid Sheikh Mohammed a subi 183 fois la pratique du «waterboarding», qui consiste à plonger la tête d`un prisonnier dans l`eau pour simuler la noyade et lui extorquer des informations. Paul Wolfowitz, ancien secrétaire adjoint à la Défense sous George W. Bush, s`est empressé de souligner l`efficacité de ces «politiques controversées» que Barack Obama a interdit lors de son entrée en fonction en 2009.

D`anciens responsables de l`antiterrorisme américains doutent cependant que le pseudonyme du messager de Ben Laden soit apparu lors d`une séance de waterboarding. Cette information a été dévoilée par Khalid Sheikh Mohammed en 2004, alors que la CIA avait cessé la pratique en 2003. Selon un autre responsable, Khalid Sheikh Mohammed n`a plus subi de waterboarding après 2003, mais il a continué à livrer des informations pendant trois ans. Néanmoins, si la CIA a arrêté le waterboarding, elle a continué à utiliser des techniques d`interrogatoire brutales, a précisé ce responsable.

Selon des documents secrets dévoilés par Barack Obama en 2009, la CIA avait recours jusqu`en 2005 à l`humiliation, la privation de sommeil, les coups au visage et au ventre, les douches d`eau glacées, le confinement dans des espaces restreints ou l`alteration de la nourriture. Ces pratiques ont depuis été interdites par le président américain.

http://www.lefigaro.fr/international/2011/05/03/01003-20110503ARTFIG00471-les-zones-d-ombre-autour-de-la-mort-de-ben-laden.php

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05/05/2011

Meurtre à Kinshasa: Qui a tué Laurent-Désiré Kabila? "

http://www.congotube.ca/video/1613/Qui-a-tué-Kabila

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