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23/04/2011

Une semaine après le 2è coup d’Etat en Côte d’Ivoire, Les gros ennuis d’Alassane Dramane Ouattara

Huit jours après le coup d’Etat qui sanctionne l’ambition présidentielle d’Alassane Dramane Ouattara, la Côte d’Ivoire n’est toujours pas sortie de l’ornière politico-militaro-sociale. Plusieurs éléments militent en faveur d’une éventuelle et imminente déflagration à Abidjan. Même si Gbagbo n’est plus là, on aurait souhaité qu’il soit là. Ca fait plus rassurant.

Laurent Gbagbo, une patate chaude entre les mains d’Alassane D. Ouattara

Comme premier élément de ce cocktail Molotov à haut risque, Laurent Gbagbo, le président légalement réélu, 28 novembre 2010, à la tête de la Côte d’Ivoire demeure prisonnier de son tombeur Alassane Dramane Ouattara. Un prisonnier bien encombrant pour le « président reconnu par la communauté internationale » au point où « l’élu de la communauté internationale » ne sait plus dans quelle main garder sa patate chaude. Les heures qui ont suivi son arrestation par les forces spéciales françaises puis remis aux rebelles des Forces nouvelles rebaptisés Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci), le Président Laurent Gbagbo est conduit au QG d’Alassane Ouattara à l’hôtel du golf, lui, son épouse Simone, son fils Michel, une bonne partie de son cabinet et même le personnel domestique de la résidence présidentielle de Cocody-Ambassade. Tout ce beau monde va y subir des pires atrocités jusqu’à ce que l’opinion
nationale et internationale apprenne, sur le tard que « Laurent Gbagbo se trouve quelque part en résidence surveillée », sans plus de précision. Dans la foulée, l’on apprend depuis quatre jours, que le Président Gbagbo est à « Korhogo ». Le choix de cette ville de l’extrême nord ivoirien intrigue le commun des observateurs de la scène politique ivoirienne. Un des bastions des Forces nouvelles de Guillaume Soro, Korhogo reste et demeure la zone de prédilection d’un des redoutables chefs de guerre : Fofié Kouakou. Une énigme pour les enfants Gbagbo. Au nom de Marie-Antoinette Singleton fille du Président Gbagbo, un Avocat à la tête d’un collectif de confrères, demande « conformément au droit national et international, et aux principes qui gouvernent le respect des droits de l’Homme, de bien vouloir me faire délivrer à moi-même, ainsi qu’à mes confrères, un permis de visite afin de rencontrer, dans des conditions
conformes au droit, Monsieur le Président Laurent GBAGBO et son épouse. » Certes il faut redoubler de vigilance et c’est que font les avocats. Mais c’est l’histoire du gardien de prison dont la liberté dépend du prisonnier. Tout le monde entier en effet, sait que Laurent Gbagbo est entre les mains d’Alassane Dramane Ouattara, qu’il se débrouille pour le tenir en vie. Sinon, gare à Ouattara ! Il ne ferait que pâlir un CV politique déjà pas reluisant.

Les énigmes nommées Korhogo et Fofié

Bon à savoir, alors que la commune d’Abobo à Abidjan est l’objet de pires atrocités de la part des commandos invisibles dirigés par le sergent-chef Ibrahim Coulibaly auto- gradé « général » pour les besoins de sa sempiternelle ambition présidentielle, une fronde naissait au sein des Forces nouvelles et dirigée comme par enchantement, par Fofié Kouakou. La tête toujours coincée dans les Accords politiques de Ouagadougou, ce dernier, Fofié, refuse de donner des éléments pour combattre à Abidjan contre ses anciens frères d’arme des Forces de défense et de sécurité du Général Philippe Mangou. Des escarmouches s’en suivent entre ses fidèles et ceux de Chérif Ousmane dont Ibrahim Coulibaly reste leur seigneur de la guerre en qui ils ne cessent de croire ; les hommes du com-zone de Korhogo ont le dessus après une rude bataille. Depuis l’on n’entend plus parler ni de Fofié Kouakou ni de ses combattants dans la bataille
d’Abidjan. Du moins, jusqu’à ce jeudi 14 avril 2011, où d’un média français qui parle au conditionnel, l’opinion apprenne que « Laurent Gbagbo est à Korhogo ». L’information a fini par être « validée » à force de sa récurrence.

Soro ou l’os dans la gorge de Ouattara

En entendant que l’histoire décrypte dans les jours à venir les contours de la présence du Président Gbagbo à Korhogo, « l’élu de la communauté internationale », Alassane Dramane Ouattara continue de gérer ses patates chaudes. Entre autres dossiers brûlants de l’heure, notons en seconde priorité, le tonitruant Premier ministre. Véritable os parmi les ossements de la crise ivoirienne, Guillaume Soro n’en est pas moins venimeux. Le premier malheur d’Alassane Ouattara pourrait venir de lui. Le président du Rdr a commis l’erreur de promettre la primature à tour de bras. Alors que le Pdci-Rda d’Henri Konan Bédié attendait tout sagement ses « royalties » de campagne présidentielle, Ouattara maintient contre toute attente son « petit en arme ». Alors même que Guillaume Soro anciennement PM de Gbagbo dépose le tablier pour faire allégeance au « nouvel élu », ce dernier, Ouattara le confirme à la surprise générale. C’est l’adage de « qui goutte goutera » et Guillaume Soro ne serait plus prêt à lâcher la portion. Une précipitation dans les promesses de campagne qui coûtera cher à Ouattara. De sources diplomatiques, la France de Nicolas Sarkozy ferait une très forte pression suivie de menaces à peine voilées sur Alassane Dramane Ouattara. De sources concordantes, ce pays ne « demanderait » plus mais « exige » d’Alassane Dramane Ouattara de nommer « un cadre de LMP au poste de Premier ministre pour faciliter la réconciliation nationale et faire revenir la confiance au sein des populations civiles ». La France voudrait dire que les populations ivoiriennes n’ont pas confiance en M. Ouattara qu’elle n’aurait pas fait mieux. Mais pas une nomination à l’emporte-pièce. La France exige, ajoutent nos sources, que ce cadre LMP soit « un proche du Président Laurent Gbagbo ».
Laurent Gbagbo sait-il que ce genre de tractations a lieu en ce moment ? A-t-il avancé un nom ou donné son accord pour la nomination de son « proche » au poste de Premier ministre de son tombeur ? Pour la première question, c’est probable que Gbagbo sache, car à un tel niveau d’implication plus aucune discussion ne se fait sans vous, tant que vous êtes en vie, ce qui est le cas en ce moment. Quant à la deuxième question, il est quasiment impossible que le Président Gbagbo donne ne serait-ce que son accord de principe, pour une initiative dont l’objectif premier est de polir l’image de son tombeur. On ne fait pas de passe à son adversaire, c’est connu en politique et Gbagbo sait que Ouattara est en plein dans des difficultés de gestion. Impossible donc pour deux autres raisons. La première est que Laurent Gbagbo a refusé de signer une lettre de reddition sanctionnant la chute de son régime. Ce, au moment où les missiles de l’armée française pleuvaient sur sa résidence officielle. Il n’a donc pas signé sa reddition, un refus qui a un impact négatif sur le pouvoir embryonnaire d’Alassane Ouattara. Lequel pouvoir ne repose pas sur du droit, mais c’est un pouvoir issu de coup d’Etat. Deuxième raison de ce hic, Laurent Gbagbo est resté ferme, insensible et imperturbable face à la « proposition indécente » de la France. Avant le lancement de la première bombe sur sa résidence, la France a promis à Laurent Gbagbo, la bagatelle de quatre cent millions d’euros (400.000.000 Eu), pour signer sa propre reddition. Le refus de l’ex-président ivoirien a précipité le largage des autres missiles sur son palais. Avec autant de couleuvres qu’il a refusé d’avaler au risque de sa vie, et la vision cauchemardesque des centaines de corps des Jeunes Patriotes sans vie qui jonchaient les jardins de son palais peut-on encore croire que Laurent Gbagbo puisse avaliser un proche pour le poste de Premier ministre dans un régime dirigé par Alassane Dramane Ouattara? Pas vraiment et ce serait mal connaitre cet historien passionné de Jules César, Moïse… Et même si par extraordinaire Gbagbo acceptait de valider un ministrable dans son entourage immédiat, il est quasi impossible à Ouattara - à moins de l’expédier hors de ce monde-, de déboulonner un Guillaume Soro qui n’est pas venu sur la scène politique les mains vides et les pieds nus. Soro a fait irruption avec des hommes chargés de fusils d’assaut, lui-même arborant un ensemble vert treillis et chaussé de brodequins. Lui qui a été nommé Premier ministre avant l’heure par Alassane Dramane Ouattara n’est pas pauvre en atouts. Le premier et le plus solvable de ses atouts en ces temps de guerre reste et demeure son armée. Les Forces nouvelles toujours prêtes à lui obéir à l’image des Issiaka Ouattara alias Wattao, Touré Hervé alias Vétcho, Morou Ouattara, Fofié Kouakou et bien d’autres chefs de guerre qui ont jusqu’ici constitué l’épine dorsale des stratégies de pression de Guillaume Soro dans toutes les négociations et accords politiques. Et pour mieux faire réfléchir le binôme Sarkozy-Ouattara et certainement l’amener à abandonner son idée de « Premier ministre proche de Gbagbo », Guillaume Soro s’est retranché avec son cabinet politique dans son fief du nord, à Bouaké précisément, où il peaufine sa stratégie. Laissant en base arrière à Abidjan quelques fidèles en arme dont Wattao sous chef d’Etat-major des Fafn. C’est un signal fort que le Secrétaire général des Forces nouvelles entend ainsi envoyer à quiconque voudrait le priver de son butin de guerre : la Primature. Que deviendront-ils, lui et ses com-zones ? A la vérité Soro et les siens refusent de servir de dindon de la farce dans une crise dont ils ont été les pièces maitresses jusqu’au bout. Ils refusent de se faire remercier de la manière la plus « ingrate » qui soit, après le sale boulot.

L’autorité a foutu le camp : Abidjan, poudrière à ciel ouvert

En attendant que le couple Sarkozy-Ouattara trouve la solution à l’énigme Soro, des nouvelles boîtes de pandores se sont ouvertes, béantes les unes que les autres. Parmi elles, l’insécurité ambiante dans le District d’Abidjan et toutes les villes de Côte d’Ivoire. Tout le monde s’en inquiète y compris les guerriers venus du nord. Une véritable force à l’image des Forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire (forces régaliennes), faisant office d’autorité publique, fait défaut. Une bonne partie des troupes du chef d’Etat-major des armées ivoiriennes s’est évanouie dans la nature, après le coup d’Etat d’Alassane Dramane Ouattara. Emportant les armes de dotation et certaines de guerre. Quant aux différentes casernes, même si elles sont restées imprenables, personne ne sait, deux semaines après la chute du « Chef Suprême », où sont passés les chefs d’unités spéciales. C’est pareil partout dans
les villes qui abritent des garnisons. Si bien que les populations ivoiriennes respectueuses des lois républicaines ne savent plus à quelles autorités se fier. Les mouvements rebelles une fois arrivés à Abidjan se sont métastasés et se sont jetés dans la course aux pillages systématiques. Les populations du District d’Abidjan font face à des forces parallèles et antinomiques qui foisonnement à tous les coins de rue sans que personne, ni même les soit disant come-zone, ne sache qui fait quoi. Cocody Riviera Les Rosiers, il est environ 8 h ce lundi 18 avril, ça devrait être le jour de la reprise du travail, un adolescent, 16 ans environ, se met à chanter, kalachnikov à la traine : « An tôkô bê commando. An nana Abidjan ka Gbagbo faka » Traduction : « Nous sommes des commandos. Nous sommes arrivés à Abidjan pour tuer Gbagbo ». Résultats du chaos, la quasi totalité des familles abidjanaises sont visitées de jour comme de nuit, des arrestations et exécutions sommaires, par des éléments se réclamant des Forces républicaines de Côte d’Ivoire d’Alassane Dramane Ouattara. Les hommes de M. Ouattara ont fini par montrer leur réel objectif. A savoir piller tout sur leur passage à commencer par les sociétés d’Etat. Tous les véhicules d’immatriculation d’Etat sont d’office réquisitionnés par les pro-Ouattara et acheminés vers des destinations plus au nord de la Côte d’Ivoire d’où ils seront certainement vendus dans les pays limitrophes. Pendant que les grands font mains basses sur les sociétés d’Etat, les petits, sans vergogne rendent visite aux familles cossues de Cocody leur « champ de bataille » de prédilection. « Ils ont l’argent ici à Cocody et puis nous on souffre à Bagdad (,ndlr, Abobo).On est là pour se servir et puis on va partir. A bâtard ! » Ainsi plusieurs forces se partagent la ville d’Abidjan. Question : qu’adviendra-t-il quand les subdivisions Frci pro-Ouattara n’auront plus rien à piller et que ce qu’ils ont pillés se trouvent entre les mains des clans rivaux ? Personne n’en sait rien. Une chose est sûre, c’est qu’ils ont beau se côtoyer sur le terrain, ces combattants-pillards ne se connaissent pas. Ou du moins se reconnaissent par leurs méthodes : « ça, ce sont les hommes de IB (ndlr, Ibrahim Coulibaly), c’est eux qui travaillent comme ça » se dédouane un jeune chef de groupe venu « surveiller » un sous quartier huppé de
Cocody où des résidents se sont bien résolus à lui verser lui et ses « compagnons de guerre » l’argent de « gardiennage ». Du coup ils en ont fait leur « territoire ».

Désarmement : l’autre piège tendu à Ouattara

Ces groupes armés se forment au moment où l’Organisation des Nations Unies décide de mettre le holà. En effet, si la décision du conseil de sécurité, attendue mardi 19 avril 2011, tombe effectivement, il faudra compter avec ses dégâts collatéraux. Que deviendront ces groupes armés qui ont combattu aux côtés des chefs de guerre pour prendre la bastille d’Abidjan ? Ibrahim Coulibaly s’est investi « Président de la république de Côte d’Ivoire » parallèlement à Alassane Dramane Ouattara. En ce moment même, il nous revient de façon récurrente qu’il courtise les Jeunes Patriotes livrés à eux-mêmes après le ralliement et la fuite de certains leaders. Ceux-ci sont disséminés à Yopougon la plus grande commune du District d’Abidjan où ils combattraient « pour l’honneur et pour leur propre survie » et rechignent à déposer les armes malgré les appels de leurs chefs. Du pain béni. Si Ibrahim Coulibaly qui voue une haine recuite à Alassane Ouattara qu’il n’a de cesse accusé « d’étranger qui veut diriger la Côte d’Ivoire » - un discours récemment ressassé dans la commune d’Adjamé précisément aux 220 logements - réussit à rallier certains Jeunes Patriotes, par quel stratagème pourra-t-on le pacifier ? En outre, laissera-t-il désarmer ses hommes sans rien demander en contrepartie ? Quelle compensassions exigerait-il ? Il est a de même pour Guillaume Soro. Le Secrétaire général des Forces nouvelles ne démordra pas si facilement, lui grâce à qui « Ouattara est devenu président ». Qui viendra les désarmer lui et ses combattants ? Sont-ce la France, les Casques bleus de l’Onu avec qui ils ont pactisé pendant neuf (9) ans que dure cette crise que toute la communauté internationale a créée de toute pièce ? Autant dire que le « nouveau régime » a du pain sur la planche. Les éléments ci-dessus montrent clairement qu’un coup d’Etat ne suffit pas pour effacer Laurent Gbagbo dans l’esprit des Ivoiriens. Et que, bien que ce dernier ne soit plus aux commandes comme l’ont voulu Nicolas Sarkozy, Barack Obama, Ban Ki-Moon, Y.J-Choï, l’Onu, l’Union africaine, la Cedeao et les militants du Rhdp, force est de constater que l’ombre de Laurent Gbagbo continue de planer sur la Côte d’Ivoire et son géni politique continuera d’embarrasser même ses plus farouches adversaires. Même en résidence surveillé, fut-elle dans le fief des Frci, le Woody de Mama demeure redoutable comme un fauve en cage.

Analyses de Simplice ALLARD / Le Temps

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22/04/2011

je vous en prie, appelez ce numero et passez le au monde entier

Envoyé par: atangana mballa etoundi

je vous en prie, appelez ce numero et passez le au monde entier

URGENT: APPELLEZ LE NUMERO AUX USA 00 1 202 224 27 42 SENATEUR JOHN KERRY / PLEASE CALL SENATOR JOHN KERRY
JOHN KERRY NEEDS 5000 PHONE CALLS IN ORDER TO MOVE REGARDING COTE D’IVOIRE

PLEASE CALL 202.224.2742

TO SPEAK TO HIS ASSISTANT (IN ENGLISH) REGARDING THE SITUATION IN COTE D’IVOIRE.

THEY ARE COUNTING THE NUMBER OF PHONE CALLS TO MOVE….

Apparently they don’t even take down your name or number down

But only count the Number of Phone calls.

PLEASE CALL………………………………………………………………………………………………………………………

KILLING MUST STOP !!!!!

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Containers : Encore des cargaisons d’armes de l’Onu saisies au Cameroun en destination de la cote d'ivoire

Ils ont été saisis par des syndicalistes du secteur des transports à Boumnyebel et à Mbankomo en fin de semaine dernière.

Dans la nuit du 10 au 11 avril dernier, un camion semi-remorque est surpris en flagrant délit de mauvais stationnement à Boumnyebel par les hommes de la Confédération générale des syndicats des transports du Cameroun. Deux jours après, d’autres camions sont à leur tour pris pour les mêmes motifs près de Mbankomo. «Nous avons signé des contrats avec les mairies sur l’axe lourd Yaoundé-Douala pour veiller à la sécurité routière, et signaler la présence des poids lourds qui obstruent la chaussée et qui sont généralement à l’origine des accidents qui se produisent sur cette route», explique Pierre Nyemeg, le président de la Confédération générale des syndicats des transports du Cameroun.

En effet, par cet acte, les mairies, au vu de la recrudescence des accidents mortels, donnent compétence aux syndicats de «prendre toutes les mesures coercitives à l’encontre des véhicules trouvés et jugés en stationnement abusif sur les grands axes routiers du territoire de la commune.»
D’après M. Nyemeg, c’est donc en remplissant cette mission que les équipes de syndicalistes ont surpris la semi-remorque immatriculée 18T2836A en provenance de Abeche au Tchad, en stationnement abusif à Boumnyebel. Ledit véhicule était conduit par un certain Hassaballah Hassane, de nationalité tchadienne. Les deux autres, respectivement immatriculés 18T0156A et18T1823A, avec pour conducteurs Hamid Waradougou et Askou Oumarou, seront prises à Mbankomo.

«Lorsque nous avons approché ces camions pour nous enquérir de l’identité du chauffeur et de la nature des marchandises qu’ils transportaient, les conducteurs ont refusé de dévoiler le contenu des containers», explique Pierre Nyemeg. Face à cette opposition, les syndicalistes vont exiger les documents de voyage. «En les parcourant, on se rend compte que sur la partie.
désignation où on doit indiquer la nature du chargement, il y a des croix et des numéros. Pourtant, le poids des marchandises inscrit sur le manifeste est respectivement de 21 tonnes, 20 tonnes et 26 tonnes», précise-t-il.

Sur les documents de voyage d’un des camions, on peut lire : «Expéditeur : Lem Transit et logistique, Pc Minurcat, conteneurs Onuci Bouake, Côte d’Ivoire». Leur itinéraire : «Abeche-Mogadicio via N’djamena, Douala, Mombassa». Sur un autre qui porte le nom du même expéditeur, on peut lire «Lem transit et logistique, Umil Monrovia Pc Minurcat, destinataire Minurcat N’djamena». Après plusieurs discussions, les syndicalistes réussissent à ouvrir les six containers que transportent les trois véhicules, et découvrent des caisses d’armes. Le 11 avril, Pierre Nyemeg adresse plusieurs correspondances aux autorités, parmi lesquelles le secrétaire d’Etat à la Défense chargé de la gendarmerie, le gouverneur de la région du Centre ainsi que la légion de gendarmerie de la même région, pour signaler la présence de cargaisons suspectes dans ces trois camions.

Des sources généralement bien informées au secrétariat d’Etat à la Défense, approchées par Mutations, ont indiqué ne pas être au courant de cette affaire. D’après Pierre Nyemeg, les camions ont quitté les lieux mardi le 19 avril dernier, avant de poursuivre leur route pour le Port de Douala (Pad). «J’ai reçu un message de quelqu’un qui me demandait de laisser partir les camions sans autre forme de procès. Etant donné que je ne suis ni l’armée ni la gendarmerie pour bloquer un camion plein d’armes, on les a laissés poursuivre leur route», précise encore M Nyemeg.
Une situation qui vient rappeler une affaire qui a défrayé la chronique il y a quelques semaines. L’on se souvient que des camions de l’Onuci transportant des cargaisons suspectes étaient entrés dans le territoire non sans faire les choux gras de la presse.

Pierre Célestin Atangana

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Laurent Gbagbo : Dictateur antidémocrate ou combattant contre la colonisation occidentale en Côte d´ivoire ?

Faut il mettre Laurent Gbagbo au même rang que les héros qui ont lutté contre la domination occidentale sur les pays africains comme Kwame Nkrumah , Thomas Sankara, Sekou Toure , Patrice Lumumba, Um Nyobe ?

Ou alors est il un vulgaire dictateur qui s´accroche au pouvoir et dont la communauté internationale soucieuse aimerait faire partir pour faire avancer la démocratie en Afrique ?

Un proverbe africain dit qu´une personne qui vous a toujours exploité ne peut pas vouloir votre bien subitement d´un jour à l´autre.

Un autre proverbe africain de la génération internet dit que lorsque l´homme blanc (Les occidentaux) vous demande d´aller à droite, prenez vos deux pieds entre vos jambes et accélerez vers la gauche.

Une chose est certaine : Plusieurs dictateurs africains ont pris le pouvoir dernièrement avec des soupçons de fraudes à ciel ouvert et n ont jamais été inquiétés par les occidentaux comme l´est aujourd'hui´hui Laurent Gbagbo. Pourquoi cette férocité et cette haine contre le président ivoirien lorsque´on sait que le développement de la démocratie en Afrique n´a jamais vraiment été soutenu par eux. Lorsque´on sait que tant que les présidents africains ne dérangent pas les intérêts de la métropole, les fraudes électorales deviennent minimes aux yeux de la communauté internationale, de l`ONU et de tous ces gros bienfaiteurs de l´Afrique.

Le combat de Laurent Gbagbo est il seulement un combat pour la démocratie en cote d´ivoire ou est finalement le premier champ de bataille des pays occidentaux contre une chine qui est de plus en plus menaçante pour leur intérêts en Afrique. En perdant le contrôle sur la cote d´ivoire, la France et les états unis vont perdre à long terme la contrôle sur l´Afrique noire et sur leur ressources. Voilà pourquoi toute cette armada est mise en place contre Laurent Gbagbo.

Il parait que l´on a trouvé du pétrole bleu en Cote d´ivoire. C´est le pétrole le plus rare au monde et les deux larrons ne veulent pas le laisser sous le contrôle d´un président qu´ils ne contrôlent pas.

A quand donc notre indépendance et à quand la fin des ingérences dans nos affaires ? L´ONU a t´elle le droit maintenant de décider qui doit être président dans un pays et qui ne doit pas l´être ?

Toute la presse occidentale dit que le conseil constitutionnel ivoirien est composé des pro Laurent Gbagbo. Mais personne ne dit que la CEI est composée en majorité par des Pro Ouatara. Donc ce que l´on reproche à Laurent Gbagbo peut aussi être reproché à Ouatara.

Personne ne parle des fraudes dans le nord au second tour et des intimidations graves qui ont été faites aux yeux des représentants de l´ONU. Ce qui a poussé le conseil constitutionnel à annuler les résultats de certaines zones. On comprends bien que le gagnant de ces élections était déjà connu d´avance. Après on nous parlera du respect de la démocratie. L´Afrique n´est plus un champ expérimental pour les occidentaux et il faut bien qu´ils l´apprennent d´une manière ou d´une autre.Sarkozy qui est venu nous insulter en Afrique n a rien à décider dans nos pays. Il a maintenant en face de lui ces africains là qu´ils voulait avoir et maintenant il menace de les déloger.


Voilà pourquoi Laurent Gbagbo n´est pas un dictateur pour moi et je le met dans le même rang que les grands héros africains. Même si vous le tuez, il restera en nous comme un héros qui a dit non à l´impérialisme occidental.

Un africain

11:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

21/04/2011

Me Charles Tchoungang et Me Josette Kadji font partie des conseils de l’ex-président de la Côte d’Ivoire.



Selon des médias ivoiriens, une semaine après sa chute, l’ancien président Laurent Gbagbo est en résidence surveillée à Korhogo, dans le nord du pays, où il a été déporté 48h après avoir été conduit à l’hôtel du Golf. Dans la capitale du Poro où il vit isolé de son épouse, Simone, encore détenue au Golf, Laurent Gbagbo entame une nouvelle vie. Loin des lambris dorés du palais présidentiel du Plateau.

D’après les mêmes sources, l’illustre hôte de Korhogo est incarcéré dans une villa dans le village de Fakaha, non loin de la commune. Sous bonne surveillance, il passerait ses journées à lire ou regarder la télévision. Encore sous le choc des terribles événements qu’il vient de vivre, il serait peu enclin à s’alimenter. On le dit par ailleurs préoccupé par le sort de ses proches, des membres de sa famille, notamment de sa mère, tous arrêtés en même temps que lui. A ses geôliers, il aurait demandé d’être mis en contact téléphonique avec le président Alassane Ouattara, mais celui-ci n’aurait pas encore donné suite à cette requête de Gbagbo.

Pendant ce temps, les proches de Laurent Gbagbo s’activent afin que celui-ci bénéficie d’un traitement décent et en phase avec le droit international. Dans ce sillage, Gilbert Collard, le président du collectif des avocats de Laurent Gbagbo sur la demande d’Anne Singleton, la fille du président déchu et Toussaint Alain, l’un des conseillers de M. Gbagbo, écrit au président Alassane Dramane Ouattara, l’appelant, «conformément au droit national et international et aux principes qui gouvernent le respect des droits de l’Homme, de bien vouloir me faire délivrer à moi-même, ainsi qu’à mes confrères, un permis de visite afin de rencontrer, dans des conditions conformes au droit, Laurent Gbagbo et son épouse. Je me dois aussi de vous demander de mettre tout en œuvre pour préserver la sécurité et la dignité du président Laurent Gbagbo et de son épouse». Me Collard précise qu’il «envoie copie de cette lettre à M. Ban Ki Moon, Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (Onu), à M.Nicolas Sarkozy, président de la République française et au président Comité International de la Croix-Rouge (Cicr)».

A l’analyse, les membres du collectif des avocats de Laurent Gbagbo sont de diverses nationalités, quatre Français : Me Jacques Verges, Me Roland Dumas, Me Gilbert Collard et Me Marcel Caccaldi ; deux Congolais : Me François Epoma et Me Jean-Charles Tchikaya ; une Ivoirienne : Me Habiba Touré ; un Sénégalais : Me Daouda Diop et deux Camerounais : Me Charles Tchoungang et Me Josette Kadji. Le premier conseil camerounais cité a été bâtonnier de l’Ordre national des avocats du Cameroun.
Il a par ailleurs assuré la défense dans l’affaire Etat du Cameroun contre Monga/Njawé, ou encore dans l’affaire Digicom contre Crtv. Quant à Me Josette Kadji, elle est avocate près la Cour Pénale Internationale sur le Rwanda. Elle fait également partie des conseils de Paul Ngamo Hamani, l’ex administrateur provisoire de la Camair, emprisonné pour détournements de deniers publics.

G. A. B.


Me Josette Kadji : « Ouattara est un usurpateur ! »

Écrit par Edmond Kamguia

L’initiative conjointe du conseiller et de la fille de Laurent Gbagbo est d’autant plus sérieuse que le ministre ivoirien de la Justice, Jeannot Ahoussou Kouadio,

a déclaré dimanche qu’il allait demander l’ouverture d’enquêtes contre les membres de l`ancien régime « susceptibles » d`avoir commis des « crimes de sang », « des achats d`armes » ou des « détournements d`argent ».



Les avocats de M. Gbagbo préparent sa défense. Me Josette Kadji a annoncé la couleur le dimanche 17 avril 2011 en déclarant que « Ouattara n’est pas le président de la Côte d’Ivoire. C’est un usurpateur (…) La phase de la proclamation des résultats définitifs par le Conseil constitutionnel a été escamotée, soit ! Mais quid de la prestation de serment qui donne lieu à l’établissement d’un arrêt par le Conseil constitutionnel, acte qui fait foi partout où besoin est (Bceao par exemple) », s’est demandée l’avocat.

Poursuivant son propos, Me Josette Kadji est formelle : « Tout le monde sait que sans cette formalité substantielle, Ouattara n’a aucune légitimité, mais tout le monde devient aveugle et feint de l’ignorer. A quel titre Ouattara fait des discours, prend des décisions, reçoit allégeance des généraux, décide de mettre en « résidence surveillée » le président dont l’acte judiciaire de prestation de serment se trouve dans les archives du Conseil constitutionnel ? », S’est-elle interrogée.

L’argumentaire de Me Josette Kadji donne matière à réflexion : « Tout cela manque de base légale et confirme l’affirmation selon laquelle nous sommes devant un coup d’état. Tout le monde feint d’ignorer que ce n’est pas la mise à l’écart seule du président Gbagbo qui confère une légitimité et une légalité à Ouattara. Le mode de fonctionnement actuel de Ouattara tombe dans ce que nous voyons chaque fois qu’un individu fait un coup d’état : prise de pouvoir par les armes, arrestations et éliminations de ceux qui étaient à la tête de l’État, ou travaillaient pour le gouvernement, opposants arrêtés torturés et tués et j’en passe (…) ».

Me Josette Kadji est convaincue que « Ouattara sera toujours vu comme un usurpateur installé par les armes à la suite d’un coup d’état perpétré par un pays étranger, la France. Il n’a pas pris les rênes du pouvoir selon la constitution de la Côte d’Ivoire (…) Alors, que la fameuse communauté internationale « arrête de vouloir nous faire prendre des vessies pour des lanternes, il ne peut y avoir en Côte d’Ivoire qu’un seul président à la fois et c’est celui dont la prestation de serment se trouve actuellement dans les archives du Conseil constitutionnel. Et cette prise de pouvoir brutale et illégale fait présager des jours sombres », a-t-elle conclu.

Le nouvelle expression

Crainte d’un« assassinat maquillé en suicide de Gbagbo »

Écrit par Edmond Kamguia K.

Pour les avocats de Laurent Gbagbo : « les images de violences, les faits et témoignages rapportés par plusieurs sources concordantes (...) démontrent une violation flagrante des conventions de Genève ».

Leur inquiétude est grande en particulier depuis le transfert de Laurent Gbagbo à Korhogo, dans le nord de la Côte d`Ivoire, une zone occupée par les forces d`Alassane Ouattara depuis le coup d’état manqué de septembre 2002. Les avocats observent que cela « laisse craindre des exactions, voire un assassinat maquillé en suicide sur la personne du président Gbagbo ».


Alain Toussaint ne pense pas le contraire : « Nous avons besoin de signes de vie. Il a été séparé de son épouse, de son fils et de la centaine de proches » qu’il avait laissés à l`hôtel du Golf à Abidjan. Les avocats estiment que les conventions de Genève s`appliquent au cas ivoirien, puisqu`elles couvrent les conflits internes durant lesquels un Etat tiers ou une force internationale intervient aux côtés du gouvernement ou d`une partie.

Le collectif demande par ailleurs que le Cicr puisse s`assurer que les personnes actuellement détenues « ne font pas l`objet de violences physiques et psychologiques et sont traitées avec humanité » et que les blessés reçoivent des soins. La Croix-Rouge est appelée également à vérifier que les personnes faisant l`objet de poursuites judiciaires puissent bénéficier d`un procès équitable et soient défendues par un avocat.

Le nouvelle expression


Des pro-Gbagbo torturés et assassinés

Estimant qu`aucune disposition de la résolution 1975 qui a permis à l`Onu de détruire les armes lourdes en possession du camp Gbagbo « ne donne autorité à l`Onuci pour prendre des mesures privatives de liberté »

contre Laurent Gbagbo et ses proches, les avocats demandent des comptes à Ban Ki-moon : « A quel titre et sur quel fondement juridique le président Laurent Gbagbo, son épouse, les membres de sa famille et ses collaborateurs sont en état d`arrestation ? », « quelle autorité les retient et à quel titre ? », « quelles sont les conditions de leur détention?», se sont interrogés les avocats de Laurent Gbagbo.

Au sujet du mandat de protection des civils de l`Onuci, les avocats ont évoqué des « informations » faisant état « d`atteintes aux droits humains » dont sont en particulier victimes « des sympathisants de M. Gbagbo ou présentés comme tels». Ils ont affirmé que les membres du gouvernement de Laurent Gbagbo « sont systématiquement torturés et blessés avec des machettes quand ils ne sont pas simplement assassinés ».

Le Cicr a été sollicité par le collectif des avocats de Laurent Gbagbo le vendredi 15 avril 2011. Dans le but de s`assurer que Laurent Gbagbo et son entourage sont traités avec humanité. Conseiller en France de Laurent Gbagbo, Alain Toussaint avait demandé « des preuves de vie » de l`ancien président, transféré dans le nord du pays sans son épouse Simone et ses autres proches restés à Abidjan.

Dans un communiqué publié à Paris, le collectif des avocats a indiqué que Laurent Gbagbo, son épouse Simone et leurs proches sont « illégalement détenus par la rébellion » après leur arrestation le 11 avril 2011 par les forces d’Alassane Ouattara. Ce communiqué a souligné que « Toutes ces personnes sont supposées être protégées par les conventions de Genève de 1949, notamment celle relative au traitement des prisonniers de guerre qui permet au Cicr de rendre visite à tous les camps de prisonniers de guerre sans aucune restriction ».


Le nouvelle expression

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Crise ivoirienne : Me Charles Tchoungang et Me Josette Kadji, deux avocats camerounais au secours de Gbagbo.



Me Charles Tchoungang et Me Josette Kadji font partie des conseils de l’ex-président de la Côte d’Ivoire.

Selon des médias ivoiriens, une semaine après sa chute, l’ancien président Laurent Gbagbo est en résidence surveillée à Korhogo, dans le nord du pays, où il a été déporté 48h après avoir été conduit à l’hôtel du Golf. Dans la capitale du Poro où il vit isolé de son épouse, Simone, encore détenue au Golf, Laurent Gbagbo entame une nouvelle vie. Loin des lambris dorés du palais présidentiel du Plateau.

D’après les mêmes sources, l’illustre hôte de Korhogo est incarcéré dans une villa dans le village de Fakaha, non loin de la commune. Sous bonne surveillance, il passerait ses journées à lire ou regarder la télévision. Encore sous le choc des terribles événements qu’il vient de vivre, il serait peu enclin à s’alimenter. On le dit par ailleurs préoccupé par le sort de ses proches, des membres de sa famille, notamment de sa mère, tous arrêtés en même temps que lui. A ses geôliers, il aurait demandé d’être mis en contact téléphonique avec le président Alassane Ouattara, mais celui-ci n’aurait pas encore donné suite à cette requête de Gbagbo.

Pendant ce temps, les proches de Laurent Gbagbo s’activent afin que celui-ci bénéficie d’un traitement décent et en phase avec le droit international. Dans ce sillage, Gilbert Collard, le président du collectif des avocats de Laurent Gbagbo sur la demande d’Anne Singleton, la fille du président déchu et Toussaint Alain, l’un des conseillers de M. Gbagbo, écrit au président Alassane Dramane Ouattara, l’appelant, «conformément au droit national et international et aux principes qui gouvernent le respect des droits de l’Homme, de bien vouloir me faire délivrer à moi-même, ainsi qu’à mes confrères, un permis de visite afin de rencontrer, dans des conditions conformes au droit, Laurent Gbagbo et son épouse. Je me dois aussi de vous demander de mettre tout en œuvre pour préserver la sécurité et la dignité du président Laurent Gbagbo et de son épouse». Me Collard précise qu’il «envoie copie de cette lettre à M. Ban Ki Moon, Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (Onu), à M.Nicolas Sarkozy, président de la République française et au président Comité International de la Croix-Rouge (Cicr)».

A l’analyse, les membres du collectif des avocats de Laurent Gbagbo sont de diverses nationalités, quatre Français : Me Jacques Verges, Me Roland Dumas, Me Gilbert Collard et Me Marcel Caccaldi ; deux Congolais : Me François Epoma et Me Jean-Charles Tchikaya ; une Ivoirienne : Me Habiba Touré ; un Sénégalais : Me Daouda Diop et deux Camerounais : Me Charles Tchoungang et Me Josette Kadji. Le premier conseil camerounais cité a été bâtonnier de l’Ordre national des avocats du Cameroun.
Il a par ailleurs assuré la défense dans l’affaire Etat du Cameroun contre Monga/Njawé, ou encore dans l’affaire Digicom contre Crtv. Quant à Me Josette Kadji, elle est avocate près la Cour Pénale Internationale sur le Rwanda. Elle fait également partie des conseils de Paul Ngamo Hamani, l’ex administrateur provisoire de la Camair, emprisonné pour détournements de deniers publics.

G. A. B.


Me Josette Kadji : « Ouattara est un usurpateur ! »

Écrit par Edmond Kamguia

L’initiative conjointe du conseiller et de la fille de Laurent Gbagbo est d’autant plus sérieuse que le ministre ivoirien de la Justice, Jeannot Ahoussou Kouadio,

a déclaré dimanche qu’il allait demander l’ouverture d’enquêtes contre les membres de l`ancien régime « susceptibles » d`avoir commis des « crimes de sang », « des achats d`armes » ou des « détournements d`argent ».



Les avocats de M. Gbagbo préparent sa défense. Me Josette Kadji a annoncé la couleur le dimanche 17 avril 2011 en déclarant que « Ouattara n’est pas le président de la Côte d’Ivoire. C’est un usurpateur (…) La phase de la proclamation des résultats définitifs par le Conseil constitutionnel a été escamotée, soit ! Mais quid de la prestation de serment qui donne lieu à l’établissement d’un arrêt par le Conseil constitutionnel, acte qui fait foi partout où besoin est (Bceao par exemple) », s’est demandée l’avocat.

Poursuivant son propos, Me Josette Kadji est formelle : « Tout le monde sait que sans cette formalité substantielle, Ouattara n’a aucune légitimité, mais tout le monde devient aveugle et feint de l’ignorer. A quel titre Ouattara fait des discours, prend des décisions, reçoit allégeance des généraux, décide de mettre en « résidence surveillée » le président dont l’acte judiciaire de prestation de serment se trouve dans les archives du Conseil constitutionnel ? », S’est-elle interrogée.

L’argumentaire de Me Josette Kadji donne matière à réflexion : « Tout cela manque de base légale et confirme l’affirmation selon laquelle nous sommes devant un coup d’état. Tout le monde feint d’ignorer que ce n’est pas la mise à l’écart seule du président Gbagbo qui confère une légitimité et une légalité à Ouattara. Le mode de fonctionnement actuel de Ouattara tombe dans ce que nous voyons chaque fois qu’un individu fait un coup d’état : prise de pouvoir par les armes, arrestations et éliminations de ceux qui étaient à la tête de l’État, ou travaillaient pour le gouvernement, opposants arrêtés torturés et tués et j’en passe (…) ».

Me Josette Kadji est convaincue que « Ouattara sera toujours vu comme un usurpateur installé par les armes à la suite d’un coup d’état perpétré par un pays étranger, la France. Il n’a pas pris les rênes du pouvoir selon la constitution de la Côte d’Ivoire (…) Alors, que la fameuse communauté internationale « arrête de vouloir nous faire prendre des vessies pour des lanternes, il ne peut y avoir en Côte d’Ivoire qu’un seul président à la fois et c’est celui dont la prestation de serment se trouve actuellement dans les archives du Conseil constitutionnel. Et cette prise de pouvoir brutale et illégale fait présager des jours sombres », a-t-elle conclu.

Le nouvelle expression

Crainte d’un« assassinat maquillé en suicide de Gbagbo »

Écrit par Edmond Kamguia K.

Pour les avocats de Laurent Gbagbo : « les images de violences, les faits et témoignages rapportés par plusieurs sources concordantes (...) démontrent une violation flagrante des conventions de Genève ».

Leur inquiétude est grande en particulier depuis le transfert de Laurent Gbagbo à Korhogo, dans le nord de la Côte d`Ivoire, une zone occupée par les forces d`Alassane Ouattara depuis le coup d’état manqué de septembre 2002. Les avocats observent que cela « laisse craindre des exactions, voire un assassinat maquillé en suicide sur la personne du président Gbagbo ».


Alain Toussaint ne pense pas le contraire : « Nous avons besoin de signes de vie. Il a été séparé de son épouse, de son fils et de la centaine de proches » qu’il avait laissés à l`hôtel du Golf à Abidjan. Les avocats estiment que les conventions de Genève s`appliquent au cas ivoirien, puisqu`elles couvrent les conflits internes durant lesquels un Etat tiers ou une force internationale intervient aux côtés du gouvernement ou d`une partie.

Le collectif demande par ailleurs que le Cicr puisse s`assurer que les personnes actuellement détenues « ne font pas l`objet de violences physiques et psychologiques et sont traitées avec humanité » et que les blessés reçoivent des soins. La Croix-Rouge est appelée également à vérifier que les personnes faisant l`objet de poursuites judiciaires puissent bénéficier d`un procès équitable et soient défendues par un avocat.

Le nouvelle expression


Des pro-Gbagbo torturés et assassinés

Estimant qu`aucune disposition de la résolution 1975 qui a permis à l`Onu de détruire les armes lourdes en possession du camp Gbagbo « ne donne autorité à l`Onuci pour prendre des mesures privatives de liberté »

contre Laurent Gbagbo et ses proches, les avocats demandent des comptes à Ban Ki-moon : « A quel titre et sur quel fondement juridique le président Laurent Gbagbo, son épouse, les membres de sa famille et ses collaborateurs sont en état d`arrestation ? », « quelle autorité les retient et à quel titre ? », « quelles sont les conditions de leur détention?», se sont interrogés les avocats de Laurent Gbagbo.

Au sujet du mandat de protection des civils de l`Onuci, les avocats ont évoqué des « informations » faisant état « d`atteintes aux droits humains » dont sont en particulier victimes « des sympathisants de M. Gbagbo ou présentés comme tels». Ils ont affirmé que les membres du gouvernement de Laurent Gbagbo « sont systématiquement torturés et blessés avec des machettes quand ils ne sont pas simplement assassinés ».

Le Cicr a été sollicité par le collectif des avocats de Laurent Gbagbo le vendredi 15 avril 2011. Dans le but de s`assurer que Laurent Gbagbo et son entourage sont traités avec humanité. Conseiller en France de Laurent Gbagbo, Alain Toussaint avait demandé « des preuves de vie » de l`ancien président, transféré dans le nord du pays sans son épouse Simone et ses autres proches restés à Abidjan.

Dans un communiqué publié à Paris, le collectif des avocats a indiqué que Laurent Gbagbo, son épouse Simone et leurs proches sont « illégalement détenus par la rébellion » après leur arrestation le 11 avril 2011 par les forces d’Alassane Ouattara. Ce communiqué a souligné que « Toutes ces personnes sont supposées être protégées par les conventions de Genève de 1949, notamment celle relative au traitement des prisonniers de guerre qui permet au Cicr de rendre visite à tous les camps de prisonniers de guerre sans aucune restriction ».


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20/04/2011

Arrestation de Gbagbo : les secrets de la Licorne

Entre versions officielles et officieuses, le rôle des forces en présence dans l’arrestation de Laurent Gbagbo reste un mystère. C’est l’art de la guerre et le charme discret des interventions extérieures.

Officiellement, la crise ivoirienne est terminée. Les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) sont venues à bout de la résistance des derniers fidèles de Laurent Gbagbo, l’ancien Président a été arrêté, et la paix, nous dit-on, revient peu à peu dans les rues d’Abidjan. Les images récentes de ce qui reste du palais présidentiel sont la preuve de la violence et de l’acharnement des frappes et des combats : entassement de carcasses de véhicules calcinés, façade crevassée d’impacts, pièces incendiées. Et, nous assure-t-on également, le rôle de l’armée française dans cette tragicomédie sanglante s’est borné au déploiement d’hélicoptères d’attaque dans le cadre de l’opération Licorne. Tout est bien qui finit bien, passons à autre chose, à un autre dossier brûlant, comme la Libye par exemple, où là encore, nous nous contentons d’éreinter les forces de Kadhafi depuis les airs.

En réalité, il est probable que la participation des unités françaises à la « bataille d’Abidjan » est allée au-delà des missions des Gazelle de l’Aviation légère de l’armée de terre (Alat) contre les armes lourdes des pro-Gbagbo. En fait, au moment de l’arrestation de l’ancien Président, les premières informations à circuler, tant du côté de Gbagbo que de celui de Ouattara, affirmaient qu’il avait été appréhendé par des troupes françaises. Peu après, la version de l’histoire changeait, et c’est depuis aux seules FRCI que revient le mérite de sa capture.

La guerre, une affaire secrète

Ce phénomène n’est pas nouveau, pas plus qu’il n’est uniquement français. Partout où les forces occidentales interviennent, il se passe sur le terrain des choses plus complexes que l’image que l’on en a, des choses parfois peu reluisantes, mais la guerre n’est pas une affaire de gentlemen. Du reste, même à la glorieuse époque des chevaliers, un champ de bataille n’était pas un endroit particulièrement courtois.

Cette dichotomie est indissociable de toute action militaire. Les raisons en sont multiples, la première étant bien évidemment d’ordre tactique et stratégique. Un haut commandement, quel qu’il soit, n’a pas intérêt à ce que soit connu le détail de ses opérations. Or, en dépit de l’idée que se fait l’opinion publique de la guerre moderne, idée véhiculée tant par les militaires eux-mêmes que par les médias, les combats ne se résument pas au décollage de Rafale du pont du Charles-de-Gaulle, à des films flous en noir et blanc se terminant toujours par des explosions et à des communiqués de porte-parole en treillis camouflé.

Une autre raison tient au romantisme indécrottable des médias occidentaux. Dès que les troupes d’un pays de l’Otan, la plupart du temps américaines, britanniques ou françaises, entrent en jeu aux côtés d’une rébellion, c’est cette dernière qui suscite la plus grande attention, voire un véritable engouement. Très vite, journaux et télévision dépêchent des correspondants sur le terrain qui, bien souvent au péril de leur vie, vont tenter d’en savoir plus sur les rebelles. Toutes proportions gardées, on renoue alors avec l’enthousiasme d’un Hugo ou d’un Byron pour les révolutionnaires grecs en guerre contre les Turcs.

Les reportages se multiplient, les noms les plus exotiques fleurissent. En Tchétchénie, on ne parle plus de « combattants », mais de boïeviki, ce qui, en gros, veut dire la même chose en russe, mais vous a quand même un autre cachet. Que les belligérants, surtout ceux du camp auquel les médias ont accès, s’affublent de noms de guerre plus ou moins ridicules, et ils seront aussitôt repris à l’envi. Très vite, le public a ainsi entendu parler des « Invisibles » en Côte d’Ivoire. Qu’il soit un boïevik, un Invisible, un Albanais de l’UÇK ou, archétype du rebelle chéri des médias, un moudjahidine afghan sous le commandement du « Lion du Panchir » (le défunt commandant Massoud), il perd très vite son statut de combattant irrégulier pour acquérir celui, mythique, de « guerrier ». Ajoutons une pincée de déterminisme, et l’on a alors droit à des tableaux dithyrambiques sur l’Afghanistan, « tombeau des empires », le Tchétchène né pour la guerre ou sur les qualités intrinsèques du « guerrier toubou » au Tchad.

Au Tchad, justement, quand, dans les années 80, l’armée libyenne du colonel Kadhafi avait tenté de s’implanter dans le Tibesti, les fameux guerriers toubous, entre autres, lui avaient infligé de cuisants revers. A l’époque, les médias assuraient que les Tchadiens avaient remporté de brillants succès contre les blindés libyens grâce à l’emploi de missiles antichars Milan, dont ils auraient appris le maniement en trois jours. Or, à ce sujet, les avis sont plutôt partagés. Si certaines sources confirment qu’en effet, il est très facile de se familiariser avec ces armes, d’autres assurent au contraire, citant l’exemple des moudjahidine afghans formés par des instructeurs français, que les combattants irréguliers préfèrent le lance-roquettes antichars RPG-7, plus rustique, peinant à maîtriser le système de filoguidage du missile européen.

Alors, étaient-ce vraiment les Toubous qui manipulaient les Milan au Tchad ? A l’époque, des rumeurs faisaient état de la présence sur place d’éléments du 11e régiment de parachutistes de choc, affilié au service de renseignements de la DGSE. Info ou intox, l’anecdote montre à quel point il est difficile de savoir ce qu’il en est vraiment sur le terrain, au plus fort des combats. (Pour ceux qui souhaiteraient découvrir le monde mystérieux des forces spéciales, leur organisation et leurs opérations, nous recommandons chaudement la lecture de l’excellente synthèse d’Eric Denécé, parue aux éditions du Rocher : Forces spéciales, l’avenir de la guerre ?)

Une intervention au sol, forcément

De toute façon, même sans aller jusqu’à imaginer des soldats français déguisés en rebelles pour passer inaperçus et procédant eux-mêmes à la destruction des armes lourdes ennemies, dès que l’on parle de frappes aériennes, il y a intervention au sol. En effet, les opérations aériennes sur des objectifs terrestres, blindés, bases, positions de DCA, concentrations de troupes, nécessitent forcément la présence d’unités spéciales infiltrées afin d’éclairer ces cibles.

En 2001, des Français étaient déjà sur place en Afghanistan, auprès des hommes de Massoud, et ils auraient préparé le terrain aux Américains. Auparavant, au Kosovo, en dépit des démentis officiels, des Français, des Britanniques et des Américains étaient également sur place. Le quotidien britannique The Guardian avait d’ailleurs signalé la mort d’un membre des SAS (les forces spéciales britanniques) au combat, information immédiatement niée par l’Otan. Par conséquent, ne nous leurrons pas, des forces françaises sont toujours actives au sol, même quand on ne nous en dit rien. Ce qui, d’ailleurs, est légitime. Les militaires n’ont aucune raison de nous dévoiler leurs secrets dans les moindres détails. Après tout, c’est la guerre.

Aussi, si rien ne nous permet de confirmer que ce ne sont pas les Invisibles qui ont capturé Laurent Gbagbo, une chose est sûre : s’ils l’ont fait, c’est avec l’aide de gens dont le métier, lui, est précisément de rester invisibles.

Roman Rijka

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