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15/06/2011

Le Libéria rompt ses relations diplomatiques avec la Libye

Le Libéria a rompu ses relations diplomatiques avec la Libye a annoncé mardi le ministère des Affaires étrangères, rapporte Europe1. Cette décision a été prise après un examen de la situation en Libye par le gouvernement qui a estimé que "le colonel Mouammar Kadhafi a perdu sa légitimité à gouverner la Libye" et que "la violence contre le peuple libyen doit s’arrêter", a précisé le ministère. Il a également "rappelé son ambassadeur et son personnel diplomatique" en poste à Tripoli et "mis fin au statut diplomatique de tous les diplomates libyens qui sont encore fidèles au régime du colonel Kadhafi".

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Guinée : comment Bolloré a mis la main sur le port de Conakry

L'industriel français a mis la main sur le port de la capitale. Avec le concours du président Alpha Condé.

Aussi féroce que méconnue, la guerre des docks fait rage sur les côtes africaines. Elle se livre dans les antichambres et les prétoires, à coups de combines, d'intox, de rapports d'audit et de procès. En l'espèce, la bataille pour la gestion du terminal à conteneurs du Port autonome de Conakry (PAC) mérite de figurer dans un manuel de polémologie maritime, au chapitre des conflits fratricides : elle oppose en Guinée deux groupes français. Résumons.

En 2008, sous la dictature agonisante de Lansana Conté, le consortium Getma International, filiale de NCT Necotrans, devance, à la faveur d'un appel d'offres, Bolloré Africa Logistics. Suspendue l'année suivante, la concession survivra pourtant aux foucades ubuesques du capitaine putschiste Moussa Dadis Camara. Mais pas à l'élection, en novembre 2010, du vieil opposant Alpha Condé.

Le 3 février 2011, celui-ci reçoit Vincent Bolloré et visite en sa compagnie le PAC. Cinq semaines plus tard, il résilie par décret la convention, ordonnant la réquisition manu militari des bureaux de Getma-Necotrans. Et ce, deux jours avant de confier à l'ami breton de Nicolas Sarkozy un jackpot élargi à la totalité des activités portuaires.

Argument avancé : la défaillance de Getma, coupable de n'avoir engagé que le dixième des 30 millions d'euros d'investissements promis. Le 16 mars, la société ainsi délogée dépose une plainte devant le procureur de la République de Paris pour "corruption internationale". Ses avocats accusent Bolloré d'avoir financé la campagne électorale de Condé via l'agence de communication Euro RSCG, filiale de l'empire. "Pas d'autre explication, tranche l'opposant et ancien chef de gouvernement Cellou Dalein Diallo, crédité de 43,69 % des suffrages au premier tour, contre 18,25 % au futur élu. Alpha a voulu récompenser un ami : tu m'aides à remonter mon handicap, et le port est à toi."

"Le marché ne fait guère de doute, souligne en écho un analyste guinéen. Au PAC, comme au ministère des Transports, on estime que Getma a été lésé. Reste que les preuves manquent. Ni facture ni reçu..." Autant de soupçons vigoureusement récusés chez Bolloré, où l'on invoque l'expertise éprouvée d'un géant titulaire de 13 concessions sur le continent.

Il n'empêche. "La séquence des événements est pour le moins troublante, concède un ponte du Quai d'Orsay, que l'''autoritarisme'' de Condé inquiète. Mais Paris se garde bien d'intervenir dans ce merdier franco-français." Laissant ce soin à la justice : le 26 mai, le tribunal de Nanterre a sommé sous astreinte Bolloré de produire le texte de la convention. A quand le prochain éperonnage en eaux troubles?

Guinée : comment Bolloré a mis la main sur le port de Conakry
© lexpress.fr : Vincent Hugeux

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14/06/2011

Nigéria : Des «usines à bébés » démantelées

Le 28 mai, la police nigériane a procédé au démantèlement d’un réseau visant à vendre des bébés. "Nous avons fait une descente dans les locaux de la Cross Foundation, à Aba, il y a trois jours, à la suite d'informations concernant des femmes enceintes, âgées de 15 à 17 ans, contraintes de faire des bébés pour le compte du propriétaire", a indiqué à l'AFP Bala Hassan, responsable de la police de l'Etat d'Abia, dans le sud-est du Nigeria.

Au total, ce sont 32 filles enceintes qui ont été libérées tandis que le propriétaire de l’immeuble a été arrêté et soumis à un interrogatoire. Ce dernier est e effet soupçonné de vendre les bébés à des gens qui peuvent les utiliser dans le cadre de rites, ou à d'autres fins, affirment les policiers nigérians.

Certaines adolescentes ont indiqué à la police qu'on leur avait proposé l'achat de leur bébé à naître pour 25.000 ou 30.000 nairas (environ 65.000Fcfa). Les enfants étaient revendus bien plus cher, selon l'agence nationale de lutte contre le trafic d'être humains (NAPTIP).

En 2008, des raids de la police avaient mis au jour un réseau présumé d'établissements, appelés communément "usines à bébés", ou "élevages de bébés". Le trafic d'êtres humains est le troisième crime le plus fréquent au Nigeria, après les fraudes économiques et le trafic de drogue, selon l'Unesco.
© Source : notreafrik.com

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Des serpents dans les prisons des Gbagbo

Depuis leur arrestation le 11 avril 2011, Laurent Gbagbo et sa famille sont en résidence surveillée. Le procureur de la République d’Abidjan s’est rendu le samedi 4 juin 2011 dans la villa de Korhogo, dans le Nord de la Côte d’Ivoire, où le président déchu, Laurent Gbagbo, est assigné à résidence.

D’après le site AbidjanOnline, les avocats de l’ex-président de la Côte d’Ivoire dénoncent des conditions de détention plus que rigoureuses:

«Ils sont détenus dans des conditions drastiques», ont-ils observé.

Dans un communiqué de presse, les quatre avocats, Ciré Clédor Ly (avocat au barreau de Dakar), Lucie Bourthoumieux (avocate au barreau de Paris), Jean Serges Gbougnon et Toussaint Dako Zahui (avocats au barreau de Côte d’Ivoire), se sont exprimés sur ces conditions d’incarcération qualifiées «d’inhumaines» dans «des cellules infectes d'une prison poreuse aux intempéries».

«Les détenus cohabitent avec des serpents mamba, comme c'est le cas de la prison de Katiola».

Les avocats parlent de «violations graves des droits de l'homme» et reviennent sur les conditions drastiques de détention de l’ex-président qui manquerait de lit, de télévision et de radio, qui n'a pas accès aux journaux ni aux livres, sans possibilité de circuler et sans visite extérieure. D’après les propos des avocats, les détenus malades ne bénéficient pas de médicaments ou de contrôle médical.

En conséquence, les avocats exigent «la libération immédiate et sans condition de ces personnes injustement arrêtés et assignées à résidence forcée». Ils réclament par ailleurs «l'arbitrage des Nations unies et des organisations des droits de l'homme» et souhaitent examiner:

«le décret d’assignation à résidence ou un acte judiciaire pouvant légitimer la mesure, à défaut de lever cette dernière qui caractérise l’enlèvement, la séquestration et la détention arbitraires des personnes pour des raisons politiques, sans acte administratif, ni judiciaire justifiés».

Par ailleurs, les avocats rappellent que, si les conditions de détention ne sont pas rectifiées d'ici là, ils engageront:

«des poursuites pour enlèvement séquestration, détention arbitraire et complicité contre des personnes physiques d’une part; violations graves du droit international et complicité de ces violations par des personnes physiques ayant agi sous l’instigation ou avec la participation d’un pays, d’une organisation ou d’un groupe armé dont elles assuraient le commandement ou le contrôle, d’autre part.»

D'après le site Abidjan.net, la Mission des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci), à travers son porte-parole Hamadoun Touré, s'était déjà prononcée le 10 mai 2011 sur les conditions de détention de la famille Gbagbo, en réfutant les rumeurs de mauvais traitements:

«Je n'ai jamais entendu dire que Laurent Gbagbo a été maltraité. L'Onuci a pris l'engagement d'assurer sa sécurité et de veiller à son bon traitement.»

Lu sur AbidjanOnline, Abidjan.net

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13/06/2011

Le gouvernement gabonais a chassé sur son territoire des milliers d'orpailleurs qui ont rallié le Cameroun par Djoum depuis le 02 juin 2011 dernier.



Jusqu'à ce week-end et malgré la gestion du problème par diverses autorités administratives, le fait inédit continue de défrayer la chronique à Djoum, dernier arrondissement du département du Dja et Lobo dans le sud Cameroun en allant vers le Gabon. Les informations recueillies auprès des autorités locales révèlent que près de 3.000 personnes ont été violemment chassés de Minkebe, localité gabonaise située à 200 km de la frontière avec le Cameroun, dans l'arrondissement de Makuku.

Ces personnes qu'on dénombrait à plus de 6.000 dans le campement d'exploitation de l'or de Minkebe ont reçu, de sources concordantes, l'ultimatum de libérer les lieux dans un délai de 72 heures à partir du 31 mai 2011. Ultimatum intervenu à la suite d'une altercation ayant opposée les employés d'une certaine «Mme Angèle», originaire de la République démocratique du Congo (Rdc), et propriétaire d'une mine d'or, à une délégation d'émissaires gabonais venus explorer le site avec des investisseurs étrangers.

"Le gouvernement gabonais aurait décidé de moderniser l'exploitation de l'or en question en la confiant aux investisseurs occidentaux et américains", indique une source. Face au refus manifesté par les exploitants artisanaux et notamment la coordonnatrice Angèle qui, de sources bien informées, aurait été interpellée sur ordre du gouvernement gabonais, des militaires des forces commando gabonaises plus connus sous l'appellation de "bérets rouges" ont débarqué sur le site en hélicoptères pour chasser de force tous les étrangers qui s'y trouvaient. "Ils ont commencé à tabasser tout le monde avant le terme de l'ultimatum. Les Camerounais étaient vraisemblablement les plus visés", révèle Kidmo Daari, un rescapé de nationalité camerounaise.

Bourreaux
Un premier bilan recueilli auprès du sous-préfet de Djoum Jean Lazare Ndongo Ndongo fait état de deux morts côté camerounais et une centaine de blessés. Parmi les victimes, un jeune homme de 30 ans nommé Laurent Menyengue et un bébé né dans des conditions difficiles en pleine forêt sur le chemin de Djoum. Les bourreaux du jeune camerounais lui ont par ailleurs dessiné la carte du Cameroun sur le dos à l'aide d'un poignard, indique notre source.
Ce bilan a toutefois été complété par les derniers expulsés camerounais rencontrés à la place des fêtes de Djoum où on les embarque chaque jour pour Sangmelima. Ces compatriotes affirment que deux de leurs camarades sont décédés dans la forêt à des suites de fatigue et de la bastonnade reçue en terre gabonaise. Il s'agit notamment d'un nigérien dont le corps a été emporté par le fleuve Ayina qui fait office de frontière naturelle entre les deux pays, et un malien dont le corps est resté abandonné dans la forêt.

Informées de l'incident en date du 31 mai 2011, les autorités locales ont mis en place un dispositif d'évacuation piloté par un comité de crise, après avoir interpellé la hiérarchie, indique M. Ndongo Ndongo, même si des sources crédibles affirment que le gouverneur de la région du sud, Jules Marcellin Ndjaga, qui est arrivé à Djoum ce jeudi, 09 juin 2011 (lire ci-dessous), a donné instruction aux médias d'Etat représentés dans la région du sud de ne pas en faire échos. Toujours est-il que qu'à partir du 02 juin dernier, date d'arrivée des premiers expulsés à Djoum, des camions militaires ont été mobilisés vers la frontière située à 70 km de la ville pour une prise en charge immédiate des victimes.

Mais face aux difficultés d'accès entre les deux Etats qui ne sont reliés dans cette zone par aucune voie de communication, les militaires camerounais ont été contraints à chaque descente de parcourir à pieds une distance de 30 km à partir d'un pont cassé en territoire camerounais jusqu'à la frontière où étaient parqués la majorité des expulsés. Sur place à Djoum, le comité de crise s'occupait de leur recensement, hébergement, visites médicales, nutrition et acheminement vers leur village et représentations diplomatiques. Selon les autorités, les derniers vrais contingents sont arrivés à Sangmelima mercerdi, 08 juin 2011. "Tous les moyens de transport ont été mis à contribution pour éloigner les victimes de tout danger", rassure le sous-préfet qui a par ailleurs ajouté que "le pire est derrière par rapport à cette situation". En attendant, des équipes de sauvetage continuent de sillonner la frontière à la recherche d'éventuels survivants.

Tableau récapitulatif
2 292 refoulés recensés
1 517 camerounais
362 nigériens
269 maliens
07 guinéens (Guinée - Conakry)
01 béninois
22 ivoiriens
80 burkinabés
02 tchadiens
05 centrafricains
19 sénégalais
01 ghanéen
Environ 600 refoulés ont évité les points aménagés pour leur accueil
© Mutations : Guy Roger Mvondo, à Djoum

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Cameroun : Samuel Eto’o entendu à la PJ à Yaoundé

Le capitaine des Lions Indomptables a déféré, vendredi dernier, à une convocation de la sous-direction des enquêtes économiques de la direction de la Police judiciaire à Yaoundé.

Samuel Eto’o Fils a, selon plusieurs sources, été auditionné vendredi dernier dans la matinée par les enquêteurs de la sous-direction des enquêtes économiques (Sdee) de la direction de la Police judiciaire à Yaoundé. Le capitaine des Lions indomptables déposait, non comme accusé, mais plutôt comme témoin à charge dans le cadre du dossier concernant la gestion des retombées financières des différentes participations de la sélection de football aux compétitions internationales, notamment les dernières Coupes d’Afrique et du monde de football. Si l’on en croit notre confrère La lettre du continent, un confidentiel français qui relaie cette information, l’audition de Samuel Eto’o se situerait dans la mouvance des récentes convocations du président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Mohammed Iya avait, en effet, été entendu le 17 mai dernier par les mêmes services de la PJ sur la gestion de cette manne financière.

L'international camerounais, a également, indique La lettre du continent, été interrogé sur la débâcle de la sélection nationale lors du dernier Mondial en Afrique du Sud. C’est, entre autre, pour déférer à cette convocation et honorer son rendez-vous avec nos confrères de Stv2 que le sociétaire de l’Inter de Milan serait, de manière inattendue, revenu précipitamment au pays mercredi dernier, après le match amical Cameroun-Russie (0-0).

C’est depuis la capitale économique, Douala, où il devait enregistrer une interview ce jeudi 09 juin 2011 que Samuel Eto’o a informé l’assistance de sa convocation du lendemain à la PJ. Il en informera également sa famille et plusieurs de ses proches, avant de prendre le chemin de Yaoundé vendredi matin. Aussitôt après ce rendez-vous, il aurait sauté dans un jet privé à destination d’Abuja afin de prendre part, samedi 11 juin, au jubilé de fin de carrière qu’organisait l’international nigérian Nwanko Kanu.

Lions indomptables
Si diverses sources concordent pour affirmer que Samuel Eto’o a été entendu comme témoin à charge à la PJ, vendredi dernier, le mystère reste entier quant au lieu de cette audition. Notre source, à la direction de la Police judiciaire, oppose un démenti catégorique à cette information : «Samuel Eto’o n’a pas été aperçu dans les locaux de la direction de la Police judiciaire pendant toute la journée du vendredi 10 juin 2011.» Et de suggérer l’hypothèse que le capitaine des Lions indomptables eût été entendu par les enquêteurs de la Sdee, mais hors des locaux de la PJ et, pourquoi pas, dans un hôtel à Yaoundé. D’autres informateurs font valoir que l’international camerounais serait arrivé à la PJ camouflé, gagnant les bureaux des enquêteurs par une porte de service afin d’éviter le regard des curieux et autres fanatiques.

Très alarmiste sur le sort de l’actuel président de la Fécafoot, au point de laisser planer son interpellation imminente à la faveur de la réactivation de l’«Opération épervier» dans le domaine du football, le confidentiel français estime que «la présence de Samuel Eto’o dans les locaux de la police judiciaire, vendredi dernier, ne devrait pas arranger les affaires» de celui dont le départ, à la tête de la Société de développement du coton (Sodecoton), était récemment exigé par le président de l’Assemblée nationale, Cavaye Yéguié Djibril. Dans son discours d’ouverture de l’actuelle session de l’Assemblée, le 6 juin dernier en effet, il accusait le non moins directeur général de la Sodecoton de «gérer à distance» une entreprise qui, pourtant, a besoin d’«hommes disponibles» et qui ne partagent pas sa gestion avec «les passions populaires».
© Mutations : Evariste Menounga

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Hillary Clinton invite l’Afrique à se méfier de la Chine

La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, actuellement à Lusaka, Zambie, dans le cadre d’une tournée de 5 jours en Afrique, a invité le continent à prendre garde au "nouveau colonialisme" incarné par la Chine rapporte L’Express. "Nous ne voulons pas voir un nouveau colonialisme en Afrique", a-t-elle déclarer, poursuivant en expliquant que "nous commençons à observer beaucoup de problèmes" en Chine qui n’est pas forcément un exemple à suivre, "Il y a plus de leçons à tirer des Etats-Unis et des démocraties". Mais après tout, chacun voit midi à sa porte...

12:54 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)